Depuis la restauration en tapis du CW04 reliant Draâ El Mizan à Frikat, puis à Bounouh, les chauffeurs ne lèvent plus le pied sur l’accélérateur, même s’ils traversent de grandes agglomérations. D’ailleurs, des dangers guettent aussi bien les élèves de l’école primaire du village d’Igaraîchène que les riverains. « Nous avons sollicité les autorités pour l’emplacement des ralentisseurs au niveau de l’école. Pour qu’un enfant traverse la route, il faut toujours l’accompagner car les automobilistes n’y ralentissent jamais », nous a confié un parent et membre du comité de village. Et d’ajouter : « Si rien n’est fait dans quelques jours, c’est le village qui va s’en occuper. Je ne vois pas pourquoi cela est possible partout, sauf à Igaraîchène ».
Effectivement, notre interlocuteur a raison, parce qu’on voit des ralentisseurs même sur les routes à grande circulation. « La dernière fois, un élève a failli être écrasé alors qu’il traversait la route pour rentrer à l’école », a témoigné un riverain.
Il faut dire aussi que cette bourgade est à vocation agricole, notamment en élevage, mais aucune plaque n’indique la présence d’animaux comme cela est indiqué dans le code de la route. A Draâ El Mizan-ville, ce sont les résidants de la cité Cnep 80-Logements qui attendent aussi ces « dos d’âne ». « Pour rejoindre la RN 25 coupée au niveau de la pompe à essence, il faut absolument transiter par notre quartier. Ce tronçon est devenu une route nationale. Depuis juillet dernier, nous vivons un calvaire au passage des véhicules de gros tonnage, mais aussi avec la peur au ventre de voir des enfants fauchés par les chauffards. Nous demandons toujours l’emplacement d’au moins deux ralentisseurs : l’un à l’entrée et l’autre à la sortie de la cité. N’oubliez pas qu’il y a une forte concentration de population dans les deux cités. C’est le collectif de citoyens qui ont attiré l’attention des autorités sur l’état délabré dans lequel se trouvait la route.
Amar Ouramdane
