Ecole primaire Boubi-Ali, des élèves en danger

Les environs immédiats de cet établissement du cycle primaire de 490 élèves âgés entre 05 et 12 ans sont parsemés de dangers qui guettent ces derniers au moindre mouvement.

D’abord, c’est une plate-forme devant le portail de cette école qui ressemble à un dépôt de matériaux de construction avec des dunes de sable, gravier provenant des oueds, de pavages et même des engins de chantier entre lesquels slaloment les élèves lourdement chargés de leurs gros cartables pour rentrer ou sortir de l’établissement ; ensuite c’est la voie ferrée qu’ils doivent encore franchir avec leurs fardeaux sur le dos, d’un pas incertain en trébuchant de temps en temps sur les graviers des accotements et enjambant difficilement les rails à cause du poids des articles scolaires trop pesant sur leurs frêles épaules.

Ce passage sans protection est situé à proximité de la gare que franchissent les écoliers sans aucune aide ni une quelconque surveillance quatre fois par jour.

Des riverains nous apprennent qu’il ne se passe pas une année sans qu’un enfant ne soit fauché par un train. Le danger augmente avec un trafic ferroviaire qui a triplé depuis deux ans, d’autant plus, que la majorité de ces trains passent à proximité de l’école et d’un groupe d’habitation sans pour autant ralentir.

Les élèves qui résident du côté sud de leur école sont appelés, à traverser l’un des plus dangereux carrefour routier de l’Est du pays, et ce dans les mêmes conditions : livrés à eux-mêmes et chargés qu’ils sont sans aide ni aucune protection. Au niveau de cette école, les campagnes de sensibilisation contre ce genre de danger qui cible d’habitude les élèves, doivent être orientées vers… les parents et les autorités locales qui tournent le dos à tous ces dangers de mort parsemés le long de l’itinéraire qu’empruntent plusieurs fois par jour, ces petits innocents entre l’école et leurs domiciles.

Et pourtant, il suffirait de placer quelques agents au niveau des passages dangereux aux heures de pointe pour réduire les risques d’accidents mortels auxquels sont exposés quotidiennement ces derniers.

Le directeur de l’établissement qu’on a abordé pour plus de détails à propos de cet état de fait pour les besoins de notre article nous renvoit à la cellule de communication situé à… 80 km à l’aller et au retour à la DE. La seule précision qu’il tenait à souligner est que ces enfants ne sont plus sous sa responsabilité une fois le portail franchi, (ne serait-ce que de quelques mètres ?). Soit, mais le devoir du citoyen, le civisme et la conscience interpellent tout un chacun dans ce cas de figure qui, sous d’autres cieux, aurait pris la forme de non-assistance à personne en danger à l’encontre de tous ceux ayant un lien de près ou de loin avec les faits relatés.

Dans chaque commune des zones reculées, on constate divers et multiples dangers qui guettent les écoliers du cycle primaire notamment ceux du préparatoire et la première année.

Ceux qui exploitent ces enfants pour faire pression sur l’Etat aux fins d’arracher des avantages matériels à leur seul profit par des grèves à répétition tout comme ceux qui s’entredéchirent pour le leadership des associations caritatives (dont celles des parents d’élèves) pour les mêmes raisons matérielles ou enfin, ceux qui leur imposent des couleurs par pur caprice ne jugent-ils pas qu’ils doivent s’impliquer dans le cadre de l’amélioration des conditions de scolarisation de ces fragiles petits enfants avant toute autre considération ?

Comme par exemple le transport, la restauration, le chauffage et enfin la couverture sanitaire et la sécurité ?

Oulaid Soualah