Après la parution dans les journaux Echourouk et le Quotidien d’Oran, d’un article annonçant l’adoption par le ministère de la Solidarité nationale d’un nouveau dispositif d’insertion sociale, la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre à Lakhdaria.
Même les localités telles Ouled Thollobin Hayet, Boukram, qui n’arrêtent pas de se plaindre de leur inaccesibilité à l’information administrative, ont pu quand même l’atteindre par le biais de l’efficace bouche à oreille.
Une décision qui a suscité de l’intérêt au sein des jeunes et moins jeunes, du fait qu’elle cible cette fois, la vaste tranche d’âge- des 18 à 40 ans- en prévoyant leur insertion dans des branches d’activités du secteur public, et privé, tels l’agriculture, l’artisanat, le tourisme, la protection de l’environnement, la prise en charge des personnes agées, l’aide à domicile des personnes handicapées, etc…, et une rémunération de 600 DA/mois. Mais bien avant qu’elle ne soit publiée, les quelques sans emplois approchés à Lakhdaria, ont eu le pressentiment qu’une action sociale à leur endroit allait être entreprise. S’ils ont vu juste ce n’est pas parce qu’ils sont dotés d’un instinct exceptionnel, ou qu’ils excellent dans la voyance, mais cela leur est venu à l’esprit, dit un concerné « Suite aux propos avancés par un ministre du Gouvernement lors d’une émission télévisée, où il a laissé entendre de l’intention de son ministère de créer 3 millions d’emplois dans le quinquenat en cours ». Et pour montrer qu’il est à la page de ce qui s’entreprend, celui-ci ajoute : « Pourquoi ce n’est que maintenant qu’on en parle, alors que le décret a paru en septembre dans le journal officiel ».
Ce nouveau geste du ministère de la Solidarité nationale visant les personnes agées entre 18 à 40 ans inactives, de nationalité algérienne, et en situation sociale précaire, est certes bien accueilli dans la localité, toutefois, dit Brahim : « On a des doutes quant à son application sans favorisme, et passe-droit, on craint qu’il ne ressemble aux programmes PAIS et CPE ». Il fait allusion à la manière dont on traite les dossiers, et les listes qui en ressortent malgré, se désole t-il « La clarté des textes donnant droit au travail à tous ceux et celles remplissant les conditions requises ».
Pour lui, c’est la première fois qu’il va taper aux portes chargées de l’aide sociale, mais pour montrer qu’il ne retire pas ses dires, pour cela, il cite un ami à lui habitant la cité Baïri, dont les trois sœurs diplômées en biologie, informatique et droit, auraient postulé pour un emploi CPE, mais où aucune d’elle-ne serait casée malgré leur éligibilité.
A. Chérif
