En effet, après l’ébullition qu’a connue le secteur de l’éducation nationale dans differentes régions de la capitale des Hammadites, c’est autour des lycéens de la commune de Tamridjet de prendre d’assaut tôt le matin de ce lundi le siège de l’APC, paralysant toute activité pour réclamer haut et fort l’ouverture de l’internat de leur lycée pour des raisons occultes. « Notre action d’aujourd’hui constitue l’ultime recours pour se faire entendre » nous a fait savoir un lycéen de Laâlam avant d’enchaîner. « L’Etat débourse des sommes faramineuses pour notre scolarité au moment où nous continuons a souffrir le martyre des déplacements quotidiens Laâlam- Melbou soit près de 50 km par jour et l’internat qui est notre seule planche de salut est toujours fermé ! »
Contacté, le proviseur du lycée d’accueil n’est pas allé avec le dos de la cuillière pour justifier l’état des lieux, tout en rappelant avec persistance que personne ne peut s’aventurer à accueillir les enfants d’autrui dans un établissement public sans encadrement. « L’internat a fonctionné le plus normalement du monde depuis quatre années consécutives après la désignation d’un surveillant général faisant fonction. Hélas, cette année le personnel est féminisé et nous fait cruellement défaut devant le nombre important de sollicitants que seule l’affectation de deux maîtres d’internat pourra mettre un terme à cette situation » nous a confirmé Idris Ahmed qui persiste et signe : « Je ne suis ni un hors-la-loi ni un inhumain pour refuser d’ouvrir l’internat et priver des élèves d’un droit garanti par l’Etat. Mais je ne mettrai jamais en péril ma personne pour tenter ensuite de chercher une épingle dans une botte de foins. Autrement dit, je ne ferai qu’appliquer les textes en vigueur pour être à l’abri de tout éventuel problème! »
Il convient de rappeler enfin, que Tamridjet, qui a été ébranlée dans un passé récent par un séisme, demeure l’une des communes les plus déshéritées de la wilaya de Béjaïa qui n’a toujours pas son propre lycée et les évèles continuent d’errer entre Souk El-Tenine et Melbou. Le nouveau directeur de l’éducation fraîchement installé a du pain sur la planche et doit impérativement revoir sa feuille de route avec en priorité les affectations des adjoints d’éducations.
Rabah Zerrouk
