Production tardive de raisin, 60% des récoltes, pourries

Les phénomènes climatiques ont de nouveau surgi brusquement en cet autonome. Certes, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines, mais par contre, les producteurs de raisin n’oublieront pas de sitôt les dommages subis. Pourtant, à la fin août, les branches vigoureuses exposaient de magnifiques grappes de raisin, que les exploitants ont estimé à l’œil nu à 120 qx/ha. La variété Sabel choisie dès le départ nous réserve de mauvaises surprises lorsqu’on répond à toutes ses exigences. De hauts rendements, à l’héctare, affirme un agriculteur « qu’on a programmé de vendre après le mois de Ramadhan du fait que les fruits n’étaient pas encore mûrs ». Comme on dit dans leur jargon, « le sécateur n’a pénétré » dans le verger qu’à la date fixée du 15 septembre, seulement à peine ont-ils entamé l’opération de la cueillette, et lors de l’acheminement des premiers quintaux vers les marchés, se souvient-il « un temps pluvieux, et venteux, qu’on a pas enregistré depuis longtemps s’est mis de la partie ».

Il parle des fortes précipitations, et des vents violents, survenus lors de la première quinzaine de septembre, qui sont allés droit pour secouer les vergers en plein production déjà abandomment irrigués par le biais de la retenue collinaire, des aléas qui ont donné lieu, déplore-t-il « à des chutes considérables de marchandises vers le sol ». Le tonnage de raisin ayant atterri au sol serait selon lui de 60 % du rendement total cité-ci dessus, des quantités toutefois que les viticulteurs de Lakhdaria n’ont pas abandonné, mais qu’il ont ramassé puis vendu au prix de 12 DA, au lieu des 26 DA en gros exigés en temps normal.

D’ailleurs, les producteurs de Lakhdaria ne pouvaient pas demander plus que cela. Le fruit habituellement blanc,transparent, et dur au gouter, était devenu, décrit-il amèrement ! « plein de taches, et peu attirant ».

Pour cette campagne 2008/2009, on vous le dit—, et il faut nous croire—, les producteurs de raisin de Lakhdaria ont laissé de gros sous, mais comme dit le proverbe « Si le fellah était calculateur, il ne l’aurait pas labouré ».

A. Chérif