Le FFS achève sa structuration locale

En ce dernier jour du mois d’octobre, à la maison de la culture de Béjaïa, il y avait près d’un demi-millier de présents, en comptant les invités, à l’ouverture du congrès fédéral du FFS. Les défaillances de la sonorisation dès l’ouverture des travaux ont été mises à profit par le premier secrétaire national du parti pour tirer à boulets rouges sur les décideurs qui, selon lui, utilisent tous les subterfuges pour nuire à son parti, lequel incarne la véritable résistance de la population et qui porte ses espérances. Karim Tabou informera l’assistance que sans l’intervention du wali, la direction de la maison de la culture avait au préalable avancé un tas de motifs pour motiver son refus alors que sur place il s’avère qu’aucune manifestation n’a été annulée pour permettre au FFS d’organiser son congrès. Ceci démontre tout simplement qu’on a voulu interdire aux militants du parti de se structurer, dira-t-il en substance. Toutefois, il reste convaincu que le FFS, tout en restant fidèle à son combat pour la dignité, la démocratie et la justice sociale, a l’espoir de créer les espaces de débat politique et de communion sociale avec tous les acteurs politiques et sociaux animés d’une bonne volonté afin de recréer la confiance et de travailler avec la population. Après Karim Tabou, c’est au tour du président de l’assemblée populaire de wilaya d’intervenir pour parler de ce congrès qu’il qualifie d’événement politique et démocratique lequel n’a pu avoir lieu qu’après moult efforts des responsables, des militants et des amis du parti qui se sont unis pour rendre lisible et visible l’alternative pour un changement politique radical. En parlant de la wilaya de Béjaïa, Ferhat Hamid mettra en avant l’absence de vision rationnelle de développement et de la légitimité dans la prise de décision qui a exclu toute idée de projet structurant pour la région malgré les multiples propositions faites aux pouvoirs publics. Il conclura en exhortant l’ensemble des militants à faire de la colère populaire qui fuse de partout, comme à la veille du 1er novembre 54, un vent de changement. Avant de passer aux questions organiques relatives à l’élection du conseil fédéral et du premier secrétaire fédéral de Béjaïa, les représentants des wilaya de Mascara, Ghardaïa, Jijel, Tizi-Ouzou et Batna qui avaient répondu présents à l’invitation, ont été invités à intervenir. A l’issus du congrès le Dr Khalef Farid a été élu 1er secrétaite fédéral

A. Gana