Longtemps laissée à l’abandon, la route dite du lycée, connaît enfin, depuis quelques jours, un début de bitumage. L’opération, en projet, dans le cadre des PCD (Plans communaux de développement) de l’année 2007, a été maintes fois repoussée, au grand dam des riverains qui ne cessaient de se plaindre et d’être contraints à l’isolement.
L’an dernier, l’état de la chaussée avait atteint un seuil de dégradation tel que personne ne pouvait s’aventurer à se rendre au lycée de jeunes filles.
Les taxis refusaient catégoriquement d’emprunter cette voie qui surplombe la ville de Aïn El Hammam, sur toute sa longueur. Cette situation doit, maintenant être mise aux oubliettes puisque depuis quelques jours les engins de bitumage ont été mis en branle. Un tronçon appréciable, allant du carrefour d’Aït Mellal au lycée de jeunes filles, vient d’être recouvert.
Il semblerait, cependant que le revêtement tel que prévu, éviterait le boulevard de la Révolution, pour rejoindre le CEM Amer Ath Chikh puis, plus bas, la grande rue. Pourtant la route de la daïra qui serait donc ignorée, permet aux véhicules, venant d’Iferhounène et d’Ath Bouyoucef d’éviter le centre-ville souvent engorgé.
Par ailleurs, il est utile de signaler que ce tronçon tout en desservant la commune d’Aït Yahia, mène vers le CFPA, la caserne de la Protection civile et l’auberge de jeunes, sans compter les dizaines d’habitations privées, érigées sur près d’un kilomètre. Les locataires de la cité Sid-Ali Ouyahia qui semblent, eux aussi oubliés par cette opération, ne voient pas d’un bon œil, cette omission alors qu’ils pataugent dans la boue depuis des années.
Ils auraient aimé que les autorités prennent en compte leurs doléances maintes fois réitérées. « Même si certains nous ont assuré que notre quartier ferait l’objet de bitumage, au moment opportun, nous n’y croirons que le jour où on verra le bitume arriver », a avoué Hamid qui, à l’instar des locataires de la cité ne perd pas espoir.
A. O. T.
