Résidants de la cité Djouahri non régularisés depuis 6 ans

Il n’y a sans doute pas un cas semblable à celui que sont en train de vivre les résidants de la cité Djouahri de Aomar, recasé dans ces deux immeubles de 60 logements après l’ébranlement de leur demeure lors du séisme de corso. Ce n’est pas que l’état des lieux est lamentable, ou que les maisons sont dépourvues de commodités, la préoccupation des occupants est d’une autre nature. Ces derniers pour la plupart sont venus de Aomar Lekdim où, lors du recensement des maisons touchées par le phénomène naturel conduit par la commission constituée pour la circonstance dont le CTC, les sinistrés, dit un concerné : « On manifeste pour l’intérêt de bénéficier des 100 millions de centimes promis alors pour rebâtir les habitations ».

Mais, presque aux mêmes moments où ils entreprenaient des démarches pour obtenir l’aide financière en question à la construction, continue-t-il, « il a été décidé de nous évacuer à la cité Djouahri, où on est hébergé à ce jour ».

Seulement, depuis qu’ils ont atterri au centre-ville de Aomar, soit environ 6 ans d’existence, s’inquiète celui-ci, « on a été destinataire d’aucune correspondance de la part de l’organisme chargé de la gestion de ces immeubles ». Voulant dire par là que jusqu’à ce jour les locataires n’ont réglé aucune mensualité, ni ne détiennent aucun reçu de loyer. Une position pas du tout claire qui les rend malades, et qui a fait germer dans leurs esprits des doutes et des questionnements, tel, interroge t-il : « En qualité de quoi sommes nous ici ? En tant que propriétaires locataires ? Nous ne le savons pas encore ? » Comme ils craignent qu’on leur colle par la suite certains griefs du genre, désigne t-il, « du cas de refus d’honorer ses redevances ».

Néanmoins, « l’idée noire » qui cogite sans cesse dans leurs cerveaux, leur chuchotant que leur présence à cet endroit ne serait que provisoire, et qu’à tout moment on pourrait leur signifier de déguerpir, est écartée du fait, affirme t-il sûr de lui « qu’on reçoit régulièrement les factures à payer d’électricité, de l’eau et du gaz ».

Quant à l’aide financière de 100 millions de centimes qu’il devait recevoir comme tous ceux dont les maisons ont été marquées d’une croix rouge, déplore-t-il : « On a ni été relogés dans le nouveau domicile, ni bénéficié de l’aide à la construction. « 

A. Chérif