La grogne s’accentue

En réponse à la sourde oreille et aux menaces proférées à l’encontre de la famille de l’éducation et à leurs représentants syndicalistes, les enseignants et l’ensemble des travailleurs de l’éducation, loin de fléchir décident à l’unanimité de reconduire la protestation pour la deuxième semaine consécutive.

A Maâtkas, le mouvement s’élargit et la grève tend à se généraliser. Si la grève n’a paralysé que 60% des établissements pendant la première semaine, pour des raisons de manque d’informations et de waid and see certains professionnels ont préféré ne pas se mêler au mouvement.

Pour cette deuxième « strike on », la grogne s’accentue et la grève gagne du terrain puisque d’autres écoles adhèrent massivement au mot d’ordre de grève reconduit par les syndicats. Le lycée technique, le CEM de Fekrane, l’école Ighil Aouane et Tizi Tazougart sont totalement paralysés.

D’autres écoles, telles Cherqiya est Ghendoussa se sont jointes au mouvement de grève. Ce qui démontre que le mouvement ne cesse de s’élargir davantage. Le coordinateur de l’UNPEF, à savoir Ahmed Mouzarine, confiant, est réjouit par le taux de grévistes. « Plusieurs établissements ont reconduit leur mouvement de grève et d’autres viendront jusqu’à la paralysie totale du secteur.

Cela démontre encore une fois de plus que nos revendications sont communes et légitimes.

Quant à ceux qui ne répondent que par les menaces et les intimidations, ils doivent d’une part savoir que nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout, d’autre part, ils doivent également se préparer à être responsables de tout ce qui en découlera de cette déconfiture dans laquelle ils enfoncent le secteur tout entier ». Les éducateurs n’hésiteront pas à aller vers une année blanche s’il le faut.

H. I.