Le virus de la grippe porcine, appelé A/H1N1 a fait trois morts en Algérie. La campagne de vaccination n’est toujours pas entamée, donc, de quoi sera fait demain, si le virus vient à se propager et devienne pandémie. Tout porte à croire que l’Algérie ne sera pas en mesure d’assurer un vaccin pour chaque citoyen, si l’on se fie à la manière avec laquelle l’apparition du virus a été gérée. La tutelle, donc, le ministère de la Santé et de la Population, à travers ses rapports et déclarations, s’est contentée, ses dernières semaines, d’apaiser la tension et surtout de démentir toute propagation du virus. L’Algérien est connu par ailleurs pour ses nombreux déplacements – des Algériens sont à La Mecque, d’autres en Europe, en Amérique…, c’est ce qui fait qu’il est constamment en proie à ce virus, qui se transmet, selon les spécialistes à une grande vitesse. La problématique ne se pose pas en matière de circulation des gens, mais en matière d’abord de communication. Jusque-là, les autorités concernées, n’ont pas jugé utile d’organiser des rencontres, des colloques, des campagnes de sensibilisation pour mieux informer les citoyens, mais elles se sont contentées de rendre publics des rapport de l’Institut Pasteur, et dans le meilleur des cas, nous a informés de l’existence d’un cas suspect dans une école à l’Est ou à l’Ouest du pays. Ce manque en matière de communication, qui s’apparente à une incapacité de l’Etat à répondre aux attentes des citoyens, serait-il une fuite en avant ou une manière de se voiler la face, lorsque l’on sait que le virus cause généralement des décès ? Tout porte à croire que la tutelle cache des informations aux citoyens, notamment en matière de vaccins. Le citoyen lambada qui fait la relation entre le virus de la grippe saisonnière et celui de la grippe porcine, remarquera, on ne peut plus décevant, que le département de Saïd Barkat ne sera pas en mesure d’assurer une prise en charge réelle des contaminés, surtout que même la grippe saisonnière a déjà créé la panique chez, notamment les personnes âgées. La décision prise par le ministère d’alimenter les hôpitaux du fameux vaccin contre la grippe saisonnière n’a pas laissé le citoyen indifférent. Car cette incapacité de mettre à la disposition des pharmacies le vaccin est perçue comme un manque et surtout une surenchère de la part des pouvoirs publics. A la lumière des faits, Saïd Barkat ne peut pas assurer un vaccin pour chaque Algérien, du moins, pour chaque personne âgée. Les retombées de cette campagne de vaccination léguée aux hôpitaux, dans un cas d’une simple grippe saisonnière, n’est pas à écarter s’il s’agit d’une grippe dangereuse qui est la grippe A. Il suffit juste de faire le lien entre la gestion de la grippe saisonnière et les vaccins et celle porcine pour comprendre la difficulté de l’Etat à venir en aide aux gouvernés.
M. Mouloudj
