Des universitaires à l’école paramédicale

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Chaque année, ils sont des milliers de jeunes, titulaires ou non du baccalauréat, à postuler à une formation d’infirmier.

Grâce aux avantages offerts par les métiers de la santé, des débouchés notamment, les demandes de participation au concours d’entrée dans les écoles de formation paramédicales, deviennent plus importantes, au fil des ans. Nous retrouvons cet attrait chez des universitaires dont certains ont terminé leur cursus.

«L’école paramédicale, au moins, m’assure un poste de travail convenable à la fin de la formation» nous dit un diplômé de biologie qui a cherché un boulot, sans en trouver, pendant près de trois ans.

Un autre qui s’est réorienté après deux années en «technologie» abonde dans le même sens : «être admis à la formation para médicale c’est en quelque sorte s’assurer un poste d’emploi.

Ce qui n’est pas peu, de nos jours». Quant aux conditions de vie des étudiants, «elle sont incomparables avec celles de la fac» nous dit un étudiant. L’école de formation paramédicale de Aïn El Hammam que nous avons eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises, représente un modèle du genre.

Ouverte pour la première fois en 1956, elle continue à assumer convenablement la mission pour laquelle elle a été créée.

La formule de formation en cours d’emploi, dispensée initialement au seul personnel de l’hôpital, a évolué au fil des années pour donner naissance à une école assurant une formation, plus étoffée en cadres paramédicaux qui viennent de toutes les régions du pays.

Les stagiaires donnent l’impression de se mouvoir dans une maison de campagne, au milieu des arbres et de parterres fleuris. Elle offre aux étudiants un cadre de vie agréable fait de calme et de convivialité. M. Ahcène Saâda, le directeur, ne cache pas sa fierté d’être à la tête d’une telle structure. Il veille au grain et ses élèves lui sont reconnaissants, comme en témoignent les messages de remerciements que lui avaient adressés, les diplômés de l’an dernier, lors de la cérémonie de remise des diplômes de fin d’année. A l’heure où les étudiants de toutes les université se plaignent de leurs conditions de scolarité, ceux de l’EFPM de Michelet étudient dans des endroits à faire rêver plus d’un. Loin des bousculades et du bruit de l’université, les élèves «réunis» dans une sorte de villa avec jardins, bibliothèque et autres commodités préparent sereinement, leurs diplômes.

Les visiteurs qui s’y rendent, pour la première fois, n’hésitent pas de la qualifier de «maison de campagne ou de repos». Bâtie dans les années soixante, par les sœurs blanches pour faire face aux besoins de leur hôpital, en personnel paramédical, elle a, depuis, pris du galon. Placée sous l’égide du ministère de la Santé et de la Population, elle assure depuis plusieurs années, une formation de qualité reconnue à des techniciens supérieurs de la santé ou des infirmiers (aides soignantes). La majeure partie des élèves et de sexe féminin, recrutées en régime internat. Faute d’espace, peu de garçons seulement, issus de la région, y ont accès. Malgré tout, on ne souhaiterait pas d’extension à ce havre de paix qui à cause du béton risquerait de perdre son cachet originel.

A. O. T.

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