La commune de Souk El Tenine, dans la daïra de Maâtkas, est issue du dernier découpage administratif de 1985. Cette municipalité compte près de 15 000 habitants, répartis sur une quinzaine de villages en plus du chef-lieu communal.
Sur les quinze villages, 6 demeurent jusqu’au jour d’aujourd’hui sans écoles primaires. Ce qui contraint les potaches à se déplacer en dehors de la commune pour rejoindre leurs écoles.
Il est vrai que les écoles ne sont pas très éloignées puisqu’au total la localité ne s’etalle que sur 20km2 de superficie. Mais un enfant de cinq ans qui est contraint de faire même 01 kilomètre à pied surtout en hiver avec la pluie, le vent et le froid arrivera dans un état peu encourageant dans sa classe, pour rapprocher l’école de l’enfant, la construction même de petites écoles dans les villages devient indispensable. Et puis, notons que sur les neufs écoles primaires existantes, quatre d’entre elles ne disposent pas de cantine scolaire, c’est le cas de l’école d’Aït Izid, Ighil Boulkadi et de Tighilt Mahmoud.
Lorsque l’on sait l’apport des restaurants scolaires dans le rendement des chérubins, surtout pour les élèves éloignés, nous ne comprenons pas ce qu’attendent les responsables pour doter ces établissement de réfectoires. Un enfant mal nourrit ne peut pas fournir des efforts lui permettant d’être actif et performant. C’est là une chose très connue, un enfant dont l’estomac est creuse ne peut en aucune manière écouter son professeur. Il a autre chose à écouter son estomac vide qui crie famine ! Logique pour un enfant, le raisonnement est d’ailleurs le même chez les adultes.
Quant aux trois salles de classes du village d’Ighil Boukadi, il y a beaucoup de choses à dire. Des classes construites en préfabriqué qui ne répondent plus aux normes pédagogiques requises et c’est là, la moindre chose que l’on puisse dire car leur état est délabré. Donc il faut réfléchir à les démolir totalement et les remplacer par d’autres salles plus adaptées à recevoir des enfants. Quant au cycle moyen, la localité compte deux collèges : le CEM Fekrane et le CEM Agarage.
Ce dernier souffre de l’exiguïté de sa cantine scolaire puisqu’au départ elle était prévue pour une école primaire. Ce restaurant scolaire a besoin de travaux d’extension pour accueillir plus d’élèves car pour l’instant seules les filles bénéficient du repas de midi. Quant aux garçons, il n’ont d’autres choix que de se débrouiller avec les gargotiers du coins ou faire des kilomètres pour rentrer à la maison, avec tous les tracas et les frais que cela engendre. Une cantine spacieuse est vivement souhaitée par le personnel, les élèves et leurs parents.
Un souhait fort compréhensible surtout en ces temps de disette.
Enfin, nous n’allons pas nier que toutes ces enceintes, ont également bénéficié de mobiliser et d’équipement, mais cela demeure insuffisant puisque le retard d’une dizaine d’années ne peut être comblé avec quelques interventions. Quant au CEM Ferfkane, il parait que beaucoup de chose sont à revoir.
Hocine Taïb
