Une route impraticable

Bien que le village de Ouled Aïssa et les hameaux environnants, soient situés à quelques encablures de la ville de Draâ El Mizan, pour ne pas dire, qu’ils font presque partie du périmètre urbain, certaines commodités manquent encore aux habitants. « Nous sommes très contents que le gaz naturel soit mis en service, mais nous souffrons encore de quelques problèmes », nous a signalé un membre du comité de village. Et d’évoquer la route qui mène au village et l’eau potable. « L’Etat a dépensé beaucoup d’argent pour les réseaux d’eau potable, mais au final, l’eau ne nous arrive qu’une fois par mois, voire plus avec des quantités insuffisantes. Tous ceux qui placent de petites pompes absorbent le peu qui est servi », se lamente un autre citoyen. Et d’ajouter : « Je peux même compter le nombre de fois que l’eau a coulé dans les robinets depuis le début de l’année. Bon, une, deux, trois fois pas plus ».

D’autres personnes sont intervenues pour nous parler de la dégradation de la route. « Je ne sais pas si vous avez remarqué les nids-de-poule, les crevasses, le bitume disparu », nous dit l’une d’elles. Effectivement, cette personne a raison, car il faut dire que ce n’est plus une route.

Un chemin sinueux délabré à tous les niveaux. Même les clandestins redoutent d’emprunter cette route. « Personne n’assure le transport, sauf au retour quand ils reviennent de Tazrout », a conclu une autre personne. Il nous a été donné de constater que même les entreprises qui sont intervenues dans les réseaux d’eau potable et de gaz naturel n’ont pas remis les choses en état. « Nous appelons les autorités à inscrire cette route dans le prochain programme. C’est une route qui va servir aussi pour les habitants de Tazrout au lieu de faire tout un détour », a souligné un autre membre du comité de village.

Cette opportunité est attendue par tous.

Amar Ouramdane