Indifférence dans les services des urgences

C’est un citoyen tout retourné qui s’était rapproché de nous pour dénoncer ce qu’il avait constaté de visu au niveau de l’hôpital de Bouira, alors qu’il accompagnait un malade aux urgences, mercredi passé aux environs de 19 heures. Le citoyen affirme que malades et accompagnateurs stressaient sous « l’œil indifférent des médecins et des agents censés les orientaient ». Il s’interrogera sur l’idée que se fait le personnel à propos du service public. Notre interlocuteur soulignera qu’il avait l’impression que dans le service, il y avait plus d’agents de sécurité que de médecins. Mais ce qui l’indignera le plus est le comportement d’un agent de sécurité devant un malade grave. « Pendant qu’une vielle dame agonisait devant les membres de sa famille, l’agent en question se comportait comme un « videur ». Aucun respect devant une situation aussi grave ! « , s’offusque le témoin. La vielle dame finira par rendre l’âme et « sera longtemps abandonnée dans un coin, devant l’indifférence de tous », continue le témoin, avant d’ajouter que seul un infirmier essayait tant bien que mal de faire son travail. Voilà, donc comment est géré le service des urgences qui, par définition, est censé réagir rapidement devant les cas qui s’y présentent. Il est aussi attendu du personnel y exerçant plus d’humanisme et d’attention à l’égard des malades et de leurs parents rongés par le mal et l’angoisse.

Comment un personnel aussi « performant » ferait face à des cas nombreux de citoyens atteints de A (H1 N1) ?

Salas O. A.