Tant demandée par ces derniers, une réunion de conciliation s’est finalement tenue jeudi dernier, avec le ministère de la Santé en présence du SG de la tutelle, des représentants du ministère du Travail et ceux de la Fonction publique. Cette rencontre qui a été sanctionnée par un procès-verbal minute, s’est terminée en queue de poisson. Devant cet état de fait, le Snpsp a réitéré son maintien à la grève de trois jours reconductible automatiquement dans un mois. Cette action, faut-il le préciser, se poursuivra pour la troisième semaine.
N’empêche que quelle que soit la forme de la grève qu’il entreprend, le Snpsp se dit disponible à prendre en charge dans le cadre du service minimum, tout ce qui relève du cadre du programme de l’Etat algérien vis-à-vis de la grippe A. « Ce n’est pas pour faire plaisir au ministre, mais pour dégager notre responsabilité », a expliqué sans ambages le président du Snpsp, lors d’une conférence de presse tenue hier au siège de l’Unpef.
A souligner qu’un conseil national extraordinaire se tiendra le 10 décembre prochain, à Alger, pour procéder à une évaluation de la situation, et de se prononcer sur le devenir du mouvement de grève.
En prévision de ce conseil national, des assemblées générales locales des adhérents auront lieu aujourd’hui, afin de soumettre à travers des délégués mandatés, des résolutions et des propositions d’actions concrètes.
S’agissant du statut particulier du Snpsp, les représentants du ministère de la Santé ont confirmé le traitement, ainsi que la validation en conseil du gouvernement.
Dans ce sens, le président de cette entité syndicale, Lies Mérabet dénonce « fermement » la situation du fait accompli et de désengagement de la part de la tutelle, considérant les modifications apportées sur la mouture négociée, sans le consentement du partenaire social. « Nous avons été exclus du cercle du dialogue », a-t-il déploré, avant de clamer que « le ministre a failli à ses engagements ».
Evoquant le dossier du régime indemnitaire, le conférencier dira que « ce dossier reste posé dans sa totalité du fait que le ministère refuse l’installation d’une commission mixte qui le prendra en charge ».
Pour ce qui est du week-end, le docteur Mérabet dira que « c’est la foire dans le secteur de la santé », précisant que « le ministère trouve le moyen de faire travailler les praticiens le samedi, qui est considéré comme jour de repos ».
Interrogé sur la position du Snpsp par rapport à la tripartite, le docteur Mérabet a répondu que « nous ne pouvons pas parler de tripartite lorsque les véritables représentants des travailleurs sont exclus et marginalisés ». Et d’ajouter : « Cette augmentation n’aura une répercussion que sur une infime minorité des travailleurs algériens ».
Lemya Ouchenir
