Comme à chaque retour de la période de transition (automne, hiver) et les perturbations climatiques aidant, le virus de la grippe fait son apparition et telle une traînée de poudre se propage à travers les foyers et commence son œuvre de contamination, aucune couche sociale n’est épargnée, des familles entières sont terrassées par ce virus extrêmement contagieux.
La progression rapide de cette maladie saisonnière a provoqué un rush sur les pharmacies, celles de ces officines qui n’ont pas encore renouvelé leurs stocks de médicaments anti-grippaux qui se sont retrouvés rapidement à cours et ne peuvent satisfaire la forte demande de ceux qui ont à souffrir durement de cette épidémie de grippe à savoir les nourrissons et les vieillards, plus particulièrement les asthmatiques et ceux ayant des problèmes broncho-pulmonaires. Les citoyens n’ayant pas les moyens (et ils sont nombreux), de s’offrir un traitement médical fort coûteux d’ailleurs se rabattent sur les infusions à base d’herbes d’eucalyptus et enfin des soupes chaudes fort saupoudrées de plusieurs variétés d’épices piquantes ou encore des omelettes mélangées à une forte dose d’ail, des recettes ancestrales rurales. Toujours est-il qu’aussi efficaces soient-ils, ces traitement traditionnels ne sont d’aucune utilité en cas de complications qui apparaissent souvent chez les fumeurs. Le virus étant entretenue par la nicotine en plus de l’appareil respiratoire du fumeur étant fragilisé par le tabac. Par conséquent plus exposé.
Il reste que c’est dans les milieux scolaires que le virus de la grippe se développe et bien souvent, c’est à partir des écoles qu’il est véhiculé pour parvenir rapidement au niveau des foyers, d’où la nécessité d’un renforcement des inspections médicales au niveau des écoles, la prévention dans le cas de la grippe reste mitigée en raison de nombreux et multiples facteurs déclenchants, il serait plus pratique et surtout plus efficace de doter le personnel médical affecté dans ces écoles de médicaments pour une prise en charge immédiate des sujets atteints au lieu de délivrer aux élèves malades des ordonnances que la majorité des parents ne peuvent se faire servir, faute de moyens.
Oulaid Soualah
