Pénurie de gaz butane

L’hiver commence à s’installer dans les villes et villages de la haute Kabylie. Tizi Gheniff n’est pas épargnée. Si au centre-ville et dans quelques villages de la périphérie, on se chauffe au gaz naturel ; dans les villages, les habitants doivent encore faire des kilomètres pour s’approvisionner, qui en bois, qui en gaz butane. Pour ce dernier combustible, c’est déjà la galère.

La seule Station-service Naftal de la commune, qui servait les bonbonnes de gaz, est fermée pour rénovation. Aussi, les livreurs agrées n’arrivent pas à faire face à la forte demande. « Dans notre village, la bouteille de gaz est vendue pour le moment à deux cents quarante dinars. On craint la pénurie s’il neigeait, par exemple.

Même si parfois, on loue une camionnette pour aller jusqu’à la Station-service Boudaoud, ce combustible nous revient très cher. On paie les frais du transport », nous a déclaré un habitant d’Ivouladjathène. Il faut dire que pour le moment, plus de quinze mille habitants résidant dans la grappe de villages d’Ath Itchir, ne voient aucun projet accordé à leur localité en matière d’alimentation en gaz naturel.

« On entend ici et là, que le gaz va arriver dans des contrées plus escarpées que la nôtre. Mais, ici à Ath Ichtir, rien ne pointe à l’horizon. Pourtant, non loin de notre village, il existe un réseau qui alimente la ville et les villages de la périphérie », nous a dit un autre habitant. En tout cas, les habitants de cette région craignent un hiver des plus rudes.

Si d’autres commodités manquent encore dans la daïra de Tizi Gheniff, il faut dire que le taux de pénétration du gaz naturel dans la région est si faible que même le chef-lieu de la commune de M’kira ne voit pas encore un projet lancé dans ce sens. Pourtant, le projet est accordé.

Amar Ouramdane