Dahmani, ambassadeur itinérant de la musique algérienne

Le chanteur et auteur Dahmani, l’ex leader du groupe Ramses est l’un de ces artistes qui ont tant donné pour la culture algérienne à L’étranger. Rencontré une nouvelle fois, lors de son passage la semaine dernière à notre rédaction, Dahmani ne semble visiblement aucunement changé. Toujours jeune, habillé en tenue  » cool « , la même coupe de cheveux, plaisantin de temps à autre. En dépit des rumeurs et de la propagande qui faisaient les unes de tous les journaux internationaux quant à l’image négative que montraient ces pays du peuple algérien, victime de la décennie rouge de l’islamisme barbare, Dahmani, lui ne s’est jamais senti visé ni humilié dans son algérianité. Accablé en cette période, par les nouvelles tragiques qui endeuillaient quotidiennement le pays, cela n’a fait, au fait que l’encourager à persévérer pour présenter ce pays, plusieurs fois millénaires dans de meilleures images qu’il mérite. L’infatigable protecteur de l’art algérien n’a pu être en cette époque et jusqu’à l’heure qu’un bon ambassadeur de la culture à l’étranger. Dahmani commence sa carrière avec « Ramses  » dans les années 70. Un groupe qui s’est fait beaucoup connaître dans l’interprétation des titres de chansons qui étaient, à ce moment, les plus en vogue, dont les tubes des Bee Gees, des Beatles et d’autres artistes de renommée mondiale. Dés le début de leur carrière, Les Ramses font un énorme tabac au niveau de tout le territoire national.

Dahmani rompt avec les Ramses Dans les années 90, Dahmani préfère continuer sa carrière en solo. « J’avais besoin de me retrouver, d’exprimer mes propres sentiments et surtout présenter ma propre identité, je ne voulais pas interpréter d’autres artistes durant toute ma vie. Je veux laisser mon propre répertoire « , estime t-il. Cette décision l’amène par la suite à mettre en œuvre avec la maison d’édition Cadic, son premier album K7, qui s’intitule « Dahmany ». Un produit Coécrit avec Abdel Hamid Mechâal où on retrouve un cocktail de chansons orientales et occidentales interprétées dans les deux langues. En outre il réalise deux autres K7 qui s’intitulent également  » Dahmany « . Avant de quitter l’Algérie, il a été invité plusieurs fois par les chaînes de radio et de télévision. C’est au début des années 90 que Dahmani part à l’étranger, pas pour se sauver, mais pour sauver comme tous ses confrères ce qui reste de l’art algérien. Ce chanteur algérien a honoré son pays en chantant dans les lieux les plus prestigieux de l’Europe, dont la Villa d’Este. Dahmani effectue depuis une belle carrière. Résidant entre l’Allemagne, le Maroc, la France et le Portugal, il se fait connaître comme messager de la paix. Il produit d’autres albums CD, dont le tout dernier « Dahmani ». Un produit qui raconte la vie dans « Alhambra », réalisé avec Margot-Reisinger, avec la participation des musiciens comme Paco Jarana, Federica Pietro, Carl El et l’Orchestre philharmonique de Londres. Cet album est distribué en Europe ainsi qu’aux Etats-Unis. L’album Dahmani ou Alhambra contient 14 titres dont « l’amour magica amor », « Shah Dshahan e Princesa ». Dans cette œuvre comme dans toutes les autres Dahmani chante l’amour, la paix, la fraternité, l’humanisme et surtout l’égalité entre les hommes dans le monde. Pourquoi  » Alhambra « , explique t-il ? « Parce que ce lieu à été et reste jusqu’à ce jour, le lieu de rencontres de toutes les religions », témoigne t-il. Dahmani chante dans cet album en 6 langues dont l’espagnole, l’arabe et le français. L’ambassadeur itinérant de la musique algérienne offre à ses fans dans Alhambra une promenade mythologique à travers des textes qui invitent à l’optimisme.

Fazila Boulahbal