Comme nous l’avions rapporté dans notre édition de mardi dernier, un véritable glissement de terrain menaçait la cité de Maâmar dans la commune de Draâ El Mizan. En effet, pour parer à toute catastrophe, des négociations ont été ouvertes avec les représentants des citoyens.
« Nous avons signé un P-V où des mesures d’urgence ont été énumérées et prises », nous a confié l’un des négociateurs.
Avant de les énumérer : « Concernant les fissures, elles ont été colmatées avec du béton. D’une part, c’est pour éviter l’infiltration des eaux de pluie, d’autre part, cela permettra aux services concernés de constater si les fissures s’élargissaient. L’autre décision est l’évacuation de toutes les masses de terre de l’aire de jeux en cours de réalisation ». Pour cette dernière, une entreprise dotée de moyens, à savoir l’ETRHB groupe Haddad est intervenue, hier, selon notre interlocuteur. Afin d’éviter des éboulements, il a été décidé de réaliser un drainage assez profond pour absorber toutes les eaux qui proviennent des villages du haut de l’endroit touché, et ceci, bien sûr après étude géotechnique et levés topographiques.
Toutes ces décisions ont été avalisées en présence des élus, des représentants des villages, d’un bureau d’études ainsi que du subdivisionnaire de la DTP de Draâ El Mizan. Au cours de la journée de mardi, le directeur de la DUC de Tizi Ouzou est arrivé sur place et a approuvé le P-V. Quant à la famille Outcher, sérieusement menacée, celle-ci a refusé d’être jetée dans une classe. « C’est impossible d’être relogé dans une salle de cours. Nous sommes sept personnes dont quatre sont tous des adultes », je préfère mourir que de moisir dans une classe », nous a répondu le père de cette famille. Du coup, l’étude et le choix de terrain déjà prêts, pour accueillir le RHP sont tombés à l’eau. Cela remet en cause l’éradication de la cité de Maâmar, qui reste, toujours, un danger pour ses occupants.
Amar Ouramdane
