Le nombre de bus, destinés à assurer le transport des élèves vers les établissements scolaires, n’a pas varié, depuis une décennie. Deux vieux cars de grande capacité, datant des années quatre-vingt, auxquels viennent s’ajouter deux autres de capacité moyenne sont loin de suffire aux déplacements des nombreux collégiens et lycéens devant rallier leurs écoles, avant huit heure.
Ne pouvant contenter tout le monde, l’APC décide de ne transporter que les plus éloignés. Ainsi les élèves d’Aït Ailem scolarisés au CEM d’Ouaghzen doivent se réveiller tôt s’ils veulent éviter le déplacement par fourgon car, après sept heures, le bus est réservé aux lycéens. Ath Menguellet semblent les moins chanceux en matière de ramassage scolaire.
Si les élèves d’Aït Sidi Ahmed et ceux d’Agouni N’teslent ne se plaignent pas, ceux de Tamjout, en revanche, n’ont que leurs pieds ou leur argent pour rejoindre les établissements scolaires. Tout autant que leurs camarades du village voisin, les lycéens de Taourirt sont logés à la même enseigne. Même si la distance semble être la condition sine qua non pour avoir le privilège d’être déplacé, par temps pluvieux, les deux kilomètres séparant Tamjout du lycée Ben Boulaïd représentant un handicap, non négligeable pour « les laissés-pour-compte ».
Il faut noter aussi, que les élèves non admis à la cantine, ne sont pas transportés, entre midi et quatorze heures, le ramassage scolaire ne se faisant qu’une fois le matin à l’aller et un autre le soir, au retour. Tant pis s’il pleut ou s’il vente car en temps de neige, l’histoire est toute autre.
A. O. T
