Parmi les 47 villages qui constituent la commune d’Azeffoun, le village de Taguemount Boudherar est niché sur une colline à plus de 600 mètres d’altitude au côté sud-est de la commune ; de son versant, il offre une évasion avec une vue panoramique et un paysage qui s’étend sur des plaines et s’achève à 9 kilomètres du chef-lieu de la commune.
Le village plonge dans un silence inquiétant et une monotonie usante. Pas une moindre infrastructure culturelle ou sportive afin d’offrir des distractions et des loisirs. Les villageois sont livrés à eux-mêmes.
Le 09 septembre 2008, le malheur est arrivé par la grande porte car le village est embrasé par des feux ravageurs, dévastant tout sur leur passage ; laissant dernière eux, un décor de cendre et de ruines. Les dégâts occasionnés sont estimés à plus de 250 millions de centimes.
Plusieurs maisons détruites et des arbres fruitiers ravagés. Les services de la daïra ont dépêché une commission sur les lieux qui a établi un P. V de constat des dégâts, mais cette dernière n’a donné aucune suite même pas la moindre indemnisation pour les plus touchés.
Le plus actif des villageois, monsieur A. Smai nous déclare : « Après le malheur subi par notre village, la conservation des forêts a procédé à l’inscription de beaucoup de projets dans le programme de PPDRI au profit de notre village, telles la réalisation des pistes agricoles, la mise en valeur des terrains, la plantation des arbres fruitiers, une Maison de jeunes, élevage de bétail ainsi que l’habitat rural mais depuis aucune concrétisation » !
Je vous ajoute une chose, « en 2010, notre village ne dispose même pas d’un réseau d’assainissement des eaux usées ».
Il termine en souhaitant que les pouvoirs publics interviennent pour une éventuelle prise en charge de leurs doléances. Y aura t-il une oreille attentive, pour apaiser leurs souffrances, et mettre fin à cette hémorragie de l’exode rural ? une question qui reste posée.
Sahnoune Karim
