1 027 logements encore squattés à Tizi-Ouzou

Partager

Y a-t-il, en fait, une volonté d’en finir avec cette situation ? La question mérite d’être posée sachant qu’en l’espace de trois ans, entre 2006 et 2009, les pouvoirs publics n’ont pu récupérer que 147 logements parmi ceux qui ont été squattés. Faut-il signaler qu’en 2006, la wilaya de Tizi-Ouzou disposait de 1 174 logements “sans papiers”. Parmi ces 147 appartements récupérés, 90 sont situés dans la commune d’Azazga. Une commune qui compte encore d’ailleurs 44 logements occupés par des “indus”. Selon les informations en notre possession, les décisions de justice, notamment l’expulsion des occupants de ces logements ont été élaborées. Il ne reste donc que leur application. Cet argument a été avancé pour les pré-bénéficiaires des 100 logements, une cité squattée, depuis 2001. Il faut dire que cette explication n’a pas eu l’écho favorable auprès de ces bénéficiaires qui sont montés au créneau à maintes reprises en menant des actions de rue. Des actions qui restent d’ailleurs vaines jusqu’au jour d’aujourd’hui. Pourtant une solution s’impose quitte à régulariser les actuels occupants de ces logements. Cela “ libérera” les prébénéficiaire de cet espoir qui tarde à voir le jour, celui de posséder ce fameux logement qu’on leur a attribué en 2000. Aussi, une solution leur permettra de voir plus clair dans leur situation. En fait, cet état de chose est loin de constituer un cas isolé propre à la commune de Fréha. Ces 1 027 logements squattés sont éparpillés çà et là à travers la wilaya de Tizi-Ouzou. Un nombre important qui en dit long sur la wilaya en matière de logements. Ce n’est quand même pas par gaieté de cœur que ces familles-squatteuses occupent de façon illégale ces appartements, elles qui doivent certainement vivre la peur au ventre, de se faire un jour expulser. Où aller alors ? C’est dire que ces 1 027 familles se trouvent, pour la plupart du moins, dans des situations délicates.

Par ailleurs, ces logements sont sollicités également par d’autres citoyens qui ont formulé des demandes et des dossiers en bonne et due forme et qui habitent dans des habitations précaires. Sur le coup, les pouvoirs publics se retrouvent “entre deux feux”, d’où peut-être le retard pris pour la régularisation de la situation de ces logements.

Une régularisation qui va, il faut le dire, au ralenti et à pas de tortue.

Récupérer ou régulariser ces 147 logements en l’espace de trois ans ! Les services concernés doivent réagir et ce, pour le bien de tout le monde.

Ils doivent trouver des solutions et surtout ne pas mettre dehors. Il faut avouer, en outre que c’est plutôt difficile de satisfaire tout le monde.

M. O. B.

Partager