Ni le marché des fruits et légumes frais ni celui des légumes secs ne sont stables. Au grand bonheur des ménagères, quelques produits ont subi une baisse. On citera par exemple le kilo de lentilles vendu il y a quelques semaines à cent quatre vingt dinars dans certains magasins d’alimentation générale qui est cédé en début de cette semaine à cent-vingt cinq dinars.
En somme, une baisse de presque cinquante dinars. Si les consommateurs ont gagné quelques dinars, il n’en est pas de même pour les commerçants. « J’ai au moins deux sacs de cinquante kilos que j’ai payé à un prix fort. Maintenant que son prix a baissé, même dans le marché mondial, je dois le vendre au prix actuel. C’est une perte que je ressens. Sincèrement, on ne comprend rien », nous a confié un commerçant.
Du côté des consommateurs, nous avons pu quand même recueillir quelques avis. « Les lentilles et les haricots blancs constituent le plat quotidien des pauvres. Quand les lentilles étaient fixées à cent quatre vingt dinars, rarement où on voit un consommateur demander ce légume sec. On n’a rien compris à cela », a préféré nous répondre un client accosté dans un magasin où les prix sont quand même abordables.
Dans le même ordre d’idées, on a constaté que les œufs ont baissé de quelques dinars. De douze dinars l’unité, il est vendu à huit dinars, notamment le jeudi, jour de marché hebdomadaire.
Quant aux fruits, ils ne sont plus à la portée des bourses moyennes. C’est pour la première fois que la mandarine de qualité est vendue à cent vingt dinars, l’orange entre cent vingt et cent quarante dinars. « En hiver, nous avons l’habitude de consommer à volonté ces agrumes riches en vitamines C. Cette année, on ne peut plus consommer de la mandarine. Parfois, la banane coûte moins cher », nous a fait savoir un client. Notons enfin que même le prix du poulet est abordable. Le prix du kilo varie entre cent soixante dix dinars et cent cinquante dinars, quand il est vif, contrairement au moment où il avait atteint deux cents quatre vingt dinars.
Amar Ouramdane
