L’appel à la grève lancé par le SETE/UGTA, pour les dimanche et lundi n’a pas eu un grand écho auprès de la famille enseignante, divisée, il est vrai, ces dernières années. C’est surtout au niveau des écoles primaires que le mot d’ordre a été suivi. Les enseignants ont, dès huit heures, renvoyé les élèves qui s’étaient présentés aux établissements solaires.
Du côté du lycée de jeunes filles dont la composante est affiliée à un autre syndicat ou du lycée Mustapha Ben Boulaid dont le personnel est faiblement structuré, les cours ont été assurés sans interruption. La même sérénité est observée au CEM Amer Ath Chikh et à Ouaghzen où les enseignants donnaient l’impression de ne pas être concernés pas le débrayage. Les parents qui accompagnent habituellement leurs enfants, en bas âge, semblaient contrariés par ces allers et retours qui, comme le souligne l’un d’eux, perturbent leur emploi du temps. Ceux qui avaient l’habitude de déposer leurs enfants à l’école, avant de se rendre au travail, sont contraints de les raccompagner, d’abord à la maison, avant de vaquer à leurs occupations. “Bien que le droit de grève soit reconnu pour tous, on ne peut pas occulter l’impact négatif de ces deux jours sur la progression dans les programmes scolaires” déclare, désolé un parent. Ces débrayages répétés, malheureusement nécessaires, pour que les revendications des travailleurs soient prises en compte, grignotent petit à petit les horaires impartis aux programmes. Une autre grève se profile déjà à l’horizon pour, nous dit-on, des problèmes censés être déjà réglés, depuis longtemps. Dans un domaine aussi sensible que l’éducation, les parents ne devraient pas se cantonner dans le rôle de spectateurs. Des actions concertées pour amener les protagonistes à s’entendre devraient être menées avant qu’il ne soit trop tard.
A. O. T.
