Mes informations affirment, en effet, que le comité voulait construire une nouvelle mosquée sur le site de l’ancienne mosquée alors que l’association envisageait d’implanter le lieu de culte ailleurs sur une autre assiette.
La mèche est partie de chacun des deux vis-à-vis à camper sur sa position, mieux encore, les deux ont lancé les travaux pour réaliser cette mosquée.
Le comité de village a démoli l’ancienne bâtisse et a entrepris les travaux de réalisation d’une nouvelle bâtisse. L’association de son côté, a réalisé une plate-forme pour l’éréction de sa mosquée, avant de suspendre le chantier, on a cru alors du côté d’Aghrib que le problème est définitivement résolu, d’autant que les travaux entrepris par le comité de village concernant son projet allaient bon train. Mais c’était sans compter sur « l’obsession » de l’association, pour reprendre l’expression d’un villageois d’Aghrib. En effet, celle-ci est revenue à la charge jeudi passé en déployant un important matériel en vue de continuer les travaux de construction de cette fameuse mosquée.
C’est ce matériel qui a été saccagé par ce groupe de villageois. Un matériel constitué d’un nombre important de madriers et autres pièces de bois qui ont été brûlées.
On parle également de plusieurs quintaux de ciment et autres matériaux de construction réduits à néant.
Les villageois en colère qui ne voulaient rien entendre, malgré l’appel au calme des membres du comité du village, ont aussi, avons nous appris, démoli quelques poteaux établis la veille sur la plate-forme. L’opinion publique locale avaient après ces évènements vu le pire, des affrontement entre les deux antagonistes ne sont pas à écarter. Les sages de la région tentent de calmer les esprits afin d’éviter le pourrissement. Pourtant estiment des sources locales, la justice s’en est saisie de l’affaire suite à une action menée justement par l’association religieuse.
Celle-ci s’en est pris au P/APC local qui venait d’annuler le permis de construire.
C’était il y a quelques mois, le maire a fini par avoir gain de cause, l’association aurait fait appel. C’est en tout cas, ce que croit savoir notre source.
Quoi qu’il en soit, la situation se complique davantage à Aghrib à cause de ce bras de fer opposant le comité de village à l’association religieuse.
Les services concernés doivent intervenir pour mettre fin et éviter ainsi d’autres complications.
M. O. B.
