Soumis à une pression terrible de la part des services de sécurité, ses ravisseurs vont tout bonnement lâcher prise. Entre un dribble de Ziani et un contre menaçant de Drogba, la gendarmerie réussissait à déclencher un véritable phénomène de réactions en chaîne dans les rangs du gang des ravisseurs.
“Nos équipes avaient tout d’abord procédé à l’arrestation d’un parent de l’enfant à Tibouamouchine même puis s’étaient dirigées vers Helouane (Ouzellaguen) pour appréhender un autre complice. Ce dernier a néanmoins réussi à prendre la fuite et à avertir les autres membres du gang de la découverte de leur sinistre affaire », explique le chef du groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Béjaïa.
A quelque chose malheur est bon. L’échec de Helouane prodiguera un véritable signal de peur au reste du gang. “Sentant l’étau se resserrer, les ravisseurs ont tout bonnement craqué et relâché l’enfant”, poursuit le commandant Nourredine Akrouf.
Mercredi dernier, alors qu’il sortait de l’école Cheikh-Aheddad de Tibouamouchine (Seddouk), le petit Ahmed, cinq ans, est engouffré de force dans un véhicule. Une 106 volée auparavant et qui sera retrouvé le dimanche suivant au village d’Ighil-N’tala, dans la proche commune d’Amalou.
Le père, entrepreneur en travaux publics, reçoit depuis un KMS de Béjaïa un appel téléphonique exigeant trois milliards de centimes de rançon. Son fils est à l’appareil pendant une vingtaine de secondes.
Refusant crânement le chantage, il avertit aussitôt les services de sécurité. C’est le premier enlèvement de mineur, au sens de rapt suivi d’une demande de rançon, qui est enregistré dans la wilaya de Béjaïa. En sus des actes directement liés à la subversion islamiste, quelque 4 ou 5 cas d’enlèvement ont été dénombrés avec des victimes toujours adultes, de riches commerçants et entrepreneurs finalement libérés contre des rançons.
Le dénouement de l’affaire du petit Ahmed illustre une grande détermination des services de sécurité à lutter contre le naissant phénomène des kidnappings. « La libération de l’enfant constitue à notre sens, une nette victoire sur les gangs du banditisme et un signal fort délivré à tous ceux qu’habiteraient des velléités scélérates », estime le chef de la Gendarmerie de Béjaïa.
A bon entendeur…
M. Bessa
