Au début des années 80, au moment où les collégiens de la commune de Oued Ksari poursuivaient leurs études à Draâ El Mizan en internat, les autorités de l’époque ont fait un grand effort en transformant l’école primaire du chef-lieu en collège. Des années après, ce dernier était devenu comme une boîte à sardines dépassant les mille deux élèves. La réalisation du CEM de Tafoughalt en 1987 a été un soulagement pour les autorités. Des années après, d’autres CEM sont mis en service à Tachtiouine, puis à Iâllalen. On peut dire qu’à ce jour, les collégiens d’Aït Yahia Moussa travaillent dans de très bonnes conditions quand on sait que dans certains collèges l’effectif moyen par classe est de vingt-deux élèves. Le seul problème qui reste au niveau de cette municipalité est le CEM Frère Oudni, enclavé entre un campement militaire et un détachement de la garde communale. « Nous travaillons dans des conditions très difficiles. Il n’y a pas beaucoup d’espace. On étouffe. Même pour les séances d’éducation physique, les élèves font un kilomètre de marche avec tous les risques qu’ils encourent le long de la RN25 », nous a confié un professeur sous couvert d’anonymat. Heureusement, un autre collège est inscrit pour Aït Yahia Moussa en vue de délocaliser le collège en question. « Dès mardi prochain, l’entreprise réalisatrice va lancer les travaux de défrichement au niveau du site choisi en amont du lycée déjà opérationnel », nous a dit à ce sujet, M. Rabah Menguellet, en sa qualité de maire d’Aït Yahia Moussa. Cette nouvelle va réjouir indubitablement les parents d’élèves.
Amar Ouramdane
