En effet, selon l’avis placardé sur des panneaux publicitaires, c’est pas moins de 65 bénéficiaires de locaux qui sont redevables au budget communal d’un montant approximatif d’un milliard de centimes, montant des arrièrés des locations, dus de l’année 2002 à ce jour. Selon certains locataires contactés, ce retard de paiement serait dû, à une augmentation qui leur avait été imposée sans consultation préalable par l’ancienne APC, ce qui a poussé à l’arrêt des versements mensuels. En position de force et dans la légalité la plus absolue et pour en finir avec le laxisme existant, un délai de 10 jours a été accordé pour la régularisation de cette situation qui ne travaille nullement les intérêts financiers de la commune et plus particulièrement comme rapporté par plusieurs commerçants approchés que des locaux sont loués en deuxième main. La veille de l’expiration du délai accordé, une liste de 15 commerçants a été affichée, les sommant de s’acquitter de leurs redevances auprès du service comptable de l’APC à savoir la recette municipale avant de se voir définitivement exclus du bénéfice du contrat de location les liant avec l’APC. Pour rappel, après l’affichage de la première liste les commerçants incriminés ont été reçus par le secrétaire général de l’APC ainsi que le chef de daira par intérim, et on croit savoir qu’un échéancier aurait été consenti afin d’assainir définitivement cet épineux problème du marché couvert. Dans l’attente de sa réouverture et comme signalé précédemment, un tronçon de la rue menant vers la gare a été affecté provisoirement à la vente des fruits et légumes. Selon un entretien que nous a accordé, un vice-président de l’APC de Lakhdaria, « le marché couvert, dès les travaux exécutés, offrira des conditions meilleures que par le passé, où l’hygiène sera respectée, tant pour les commerçants que pour les citoyens ». Des toilettes publiques seront installées et l’évacuation des déchets et autres détritus sera organisée dans le sens positif tout en respectant l’environnement. Après une brève visite sur les lieux, à part les toilettes qui n’ont pas connu un début de réalisation, les travaux avancent dans le bon sens. Trois carreaux spécifiques à la vente des produits de la mer ont été réalisés face à l’entrée principale. Une organisation, respectant l’environnement, sur les rejets et autres détritus serait favorablement accueillie par les commerçants ainsi que par la population de la ville.
B. Mouhoub
