La commune d’Aomar est une région à vocation agricole plus qu’industrielle malgré l’implantation de plusieurs unités de production. Dans le secteur agricole, nous relevons 6970 ha dont la superficie agricole utile est de 3163 ha c’est à dire de terres arables et le reste est occupé par les oliveraies, les figuerais… En ce qui concerne les grandes cultures, elles sont basées sur les céréales et les fourrages; concentrés essentiellement à El Modjen, Aomar et Krazib. Il est à signaler que le rendement en céréales est très faible selon les services agricoles. Il est évalué à 2 quintaux à l’hectare et ceci est dû aux conditions climatiques défavorables : le retard et l’insuffisance de la pluviométrie durant la saison des labours-semailles, la chute des neiges et enfin l’absence de la pluie pendant la période de l’épiage, moment de l’apparition de l’épi sur la tige. Pour l’élevage, nous recensons 4000 têtes d’ovins, 500 têtes de bovins et quelques poulaillers appartenant à des privés. L’apiculture a eu la part du lion. elle compte l’activité la plus prometteuse. Sur les 61 apiculteurs recensés 35 ont bénéficié de l’aide en ruches entrant dans le cadre du fonds national de régulation et de développement agricole. Nous avons dénombre 1670 ruches. Néanmoins, le rendement est nul car l’hiver, spécifiquement les chutes de neige, ont été rudes pour les abeilles et les apiculteurs, qui par manque d’expérience, n’ont pas pu agir et assurer une bonne récolte de miel. Nous avons appris que beaucoup d’essaims sont morts à cause du froid. Il est à noter que l’aide du FNDA a touché l’ensemble des zones éparses, y compris les plus reculées. A titre d’exemple, à Dahsa (Krarib), d’importants projets ont été lancés dans le cadre RHP et sont terminés, mais le projet le plus important qui reste à réaliser concerne l’hydraulique. Ce dossier, d’une enveloppe de 200 millions de centimes demeure toujours incertain. S’il venait à se concrétiser, la région de Dahsa attirerait et offrirait des postes d’emploi à la jeunesse de cette contrée, particulièrement la culture maraichére. En définitive, l’agriculture est multiple, elle demeure la seule source pour l’avenir et éradiquera l’exode rural qu’a connu la commune d’Aomar ces dernières années.
A. Bouzaidi
