Ce lycée qui présente déjà des dégradations fort apparentes, a subi de plein fouet, les effets des dernières perturbations climatiques qui ont transformé la partie de la cour non aménagée en piscine, le matériel informatique du laboratoire a dû être déplacé pour échapper aux infiltrations torrentielles à partir de l’étanchéité c’est avec des seaux et autres récipients disponibles que les agents d’entretien ont dû écoper l’eau des salles du laboratoire. .
La mare qui s’est formée au niveau de la cour a été alimentée par une accumulation des eaux de pluie qui se sont engouffrées par la porte d’accès aux logements de fonctions, dévalant les escaliers après avoir longé le mur d’enceinte. Pour parvenir à ce mur ce courant d’eau a percé le mur, de clôture des logements sociaux mitoyen l’eau gicle sous la pression de la masse comme un lance d’incendie de pompier par cette fente qu’elle a pratiquée au niveau du point de scellement des deux murs de clôture celui du logement et du lycée. Du côté intérieur du mur du lycée, un début de glissement du terrain est apparu sur la bande prise entre ce mur et le petit mur de soutènement à proximité de la salle de sport, à cela s’ajoute plusieurs salles de cours qui ont subi les mêmes infiltrations. Lors de notre passage ce mardi aux environs de 10 h du matin, nous avions pu constater de visu que cet édifice ruisselle de partout et que le glissement de la bande de terre évoqué, risque d’entraîner dans son mouvement le mur de clôture qui présente déjà une légère inclinaison étant réalisé en surélévation par rapport à l’établissement. L’accumulation de l’eau au niveau de la cour est due d’abord, à l’absence d’un système d’évacuation sur la partie non aménagée, ensuite à sa réalisation au niveau de la partie supérieure de l’édifice et enfin en raison de l’ensemble du terrain d’assiette plat à l’origine de la stagnation de l’eau. Arrivés sur les lieux durant la récréation, et pour parvenir jusqu’à la réceptions, nous avions dû jouer des coudes et des épaules pour nous faufiler entre les groupes compactes des lycéens qui se sont regroupés dans ce hall étroit et exigu ne pouvant contenir ces centaines d’élèves qui ne peuvent se dégourdir les jambes à cause de l’état de la cour. Avec le temps, cette eau stagnante finira par s’attaquer aux fondations même de cet établissement par infiltration, alors qu’il existe la possibilité de l’évacuer rien qu’en aménageant une rigole en contournant la bâtisse du côté ouest. Ce lycée et celui de Ben Badis présentent des dégradations qui s’aggravent au fil du temps ; un état de fait qui nécessite une prise en charge immédiate pour freiner leurs détériorations, car plus le temps passe, plus la facture des réparations augmente.
Oulaid Soualah
