La fourrière étouffe la mairie

La première image qui accueille les usagers se présentant à la mairie de Aïn El Hammam est une impression de désordre, reléguant au second plan, la propreté qui doit caractériser les lieux. Les usagers se doivent de slalomer entre les voitures pour atteindre l’entrée principale constamment obstruée alors que le trottoir longeant l’édifice public, est carrément squatté par les véhicules de services. Le parking qui devrait résorber ce désordre, est devenu un « fourre-tout » où les carcasses de bus réformés se mêlent à divers objets qui n’ont de place qu’à la décharge publique. Tout l’espace entourant le bâtiment y ressemble à s’y méprendre. De vieux châssis de tables scolaires, des fenêtres de récupération (?) côtoient des tas d’objets disparates, dépourvus d’intérêt. Un incroyable bric-à-brac où s’amassent les ordures et les feuilles emportées par le vent. De quelque côté que vous regardiez, c’est le même décor fait de vieilles carrioles, mises là, en fourrière, depuis une dizaine d’années, pour certaines et qui attendent d’être enlevées. Point de passage entre les épaves ne serait-ce que pour donner un coup de balai ou laver toutes ces huiles et flaques de mazout qui exhalent une odeur qui empeste les bureaux quelques mètres plus haut. Depuis quelques jours, l’aire de stockage déborde sur la cour du centre culturel Matoub Lounès, devenue une annexe de la fourrière. Le visiteur retient, malheureusement, cette impression de saleté qui se dégage d’un édifice public. Un peu de ménage et quelques idées pourraient venir à bout de ce fatras qui pourrait laisser place à des parterres fleuris ou un autre usage, bien plus utile que le stockage qui agresse le beau paysage faisant face au Djurdjura.

A. O. T.