Cette année les prix des bovins ne cessent de chuter. Même si leur viande demeure presque inaccessible pour certains. Dans une logique démesurée, cette réalité laisse les éleveurs dans une situation très difficile. Mercredi, jour hébdomadaire du marché à Sidi Aich, nous avons constate nous-mêmes cette énième anomalie. En effet, un taureau qui coûtait l’année passée deux cent mille dinars, coûte la moitié cette année. Une très bonne vache, quelle que soit sa race ne dépasse pas les deux cent mille dinars.“C’est injuste de voir les prix des bovins en chute libre et que les boucher se remplissent les poches comme ils veulent. La seule victime c’est nous, les éleveurs. J’ai une dizaine de taureaux à vendre cette année, et je ne peux pas que je rentrerai dans mes frais. C’est vraiment injuste”, ne cesse de répéter Da Mohand un éleveur de la région. Face à cette réalité beaucoup d’éleveurs préfèrent garder leurs bêtes chez eux ou de les vendre au kilo. Les deux méthodes ne semblent pas changer les choses, mais bon. Au delà des entraves de la nature, nos fellahs sont contraints de faire face à d’autres désagréments, des désagréments interminables.
Mohand Cherif Zirem
