Lakhdaria : A défaut d’un hôtel, les visiteurs se pointent à l’auberge

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En cette période d’été et de congés, Aami Ali qui habituellement se chargeait d’une seule tâche à l’intérieur de l’auberge de Lakhdaria, se voit confié le poste intérimaire du directeur, et de gardien, en attendant que les collègues remplacés rappliquent.

Le premier semestre 2010, n’a pas été de tout repos pour le personnel ; en avril et mai, un tournoi de football dans les petits bois a eu lieu à l’intérieur de l’établissement, la pétanque qui suscite un grand engouement chez de nombreux jeunes se tient chaque jour, en soirée, et à partir du 11 juin, la salle a reçu des dizaines de téléspectateurs ayant suivi la Coupe du monde qui s’est déroulée en Afrique du Sud.

Ils ne vont pas tarder tous à reprendre leur boulot, le Ramadhan approche à grands pas, déjà que l’année passée, 10 bénévoles dont 5 femmes sont venues leur prêter main forte dans les cuisines pour assurer un bon service sur les 12 tables de 8 personnes chacune, une intervention se plaît à dire Ami Ali “qui ne représente pas peu de choses, nous sommes arrivés à servir 3000 repas en 2009”.

Avant qu’elle ne soit déplacée du foyer de la police situé à quelques mètres du siège de la daïra, la structure de la DJS accueillait beaucoup plus de jeûneurs et de visiteurs en provenance d’autres wilayas cherchant un lieu d’hébergement, elle a même été l’hôte de membres d’associations européennes venues dans le cadre d’échanges culturels.

Néanmoins, ce rôle consistant à offrir un lit chaud à des jeunes voyageurs n’a pas été abandonné même si l’endroit où elle se trouve du côté de la cité Zizi, est quelque peu isolé. Par exemple, du 23 mai au 24 juillet 2010, soit en tout 61 jours, la structure a hébergé pas moins de 103 personnes, une moyenne de 168 visiteurs.

Lakhdaria qui n’est dotée pour l’heure d’aucun hôtel, ni même d’un hammam, reçoit chaque jour des personnes de passage croyant trouver sur place un prestataire activant dans l’hôtellerie, mais une fois ceux-ci coincés dès la nuit tombante, rapporte Aâmi Ali “ils se font ramener assez souvent par la police jusqu’à l’auberge”. L’an dernier, une information selon laquelle, la DJS aurait décidé de déplacer l’auberge vers les locaux de la Maison de jeunes, s’est répandue dans le milieu des jeunes et l’encadrement, si elle s’était concrétisée, elle aurait été encore plus utile.

A. Cherif

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