« Aya vava cheikh…! »

Ceux qui doutaient encore après sa victoire en terre égyptienne, face à El Ismaily, ont eu la confirmation avant-hier : la JSK version 2010/2011, c’est du solide. Les supporters des Jaune et Vert croient plus que jamais en leur équipe qui a réussi la passe de deux en phase de poules de la plus prestigieuse compétition africaine. Douicher and co ont confirmé face aux Nigérians de Hearteland, qui ne sont pourtant que les finalistes de la précédente édition de cette League des champions, leur bonne santé. Les fans commencent, en effet, à se frotter les mains. “Cette fois c’est la bonne», se disent-ils. Ils pensent que la bande de Geiger peut aller loin cette année dans cette Coupe d’Afrique. Le rêve est possible pour que la nouvelle vague garnie accroche la 7e étoile. Il est vrai, doit-on dire, que les Kabyles ont franchi un pas important vers la qualification pour les demi-finales. Cela dit, on doit rester lucides et garder les pieds sur terre, car rien n’est encore joué. On en est qu’à la seconde journée de la compétition et il est certain que les trois autres équipes complétant le groupe ne vont pas se laisser faire. L’idéal c’est de gérer match par match et suivre l’exemple du beau parcours qui a conduit le onze de Sâadane en Coupe du monde. Désormai, tout est possible pour les Kabyles qui ont réussi une entrée tonitruante en la matière. L’appétit vient en mangeant et les fans ont vraiment pris goût à la victoire et croient dur comme fer au sacre final. Le rêve a véritablement pris forme à Tizi-Ouzou et au sein de l’ensemble de la galerie kabylie. Le ton a été donné samedi dernier, à l’occasion de ce match face aux Nigérians. Le stade du 1er-Novembre a fait, en effet, le plein. Ils étaient venus de partout pour soutenir leurs favoris. L’antre de la ville des Genêts a repris des couleurs. Des couleurs qu’il avait perdues, notamment l’année passée. Faut-il le rappeler où les camarades d’Oussalah ont évolué presque à huis clos presque la quasi totalité de la saison. La raison ? Ce sont surtout les mauvais résultats enregistrés. Cette année, les Canaris augurent le bon. Les supporters promettent d’ailleurs d’être plus nombreux encore lors de la prochaine sortie face aux Pharaons d’El Ahly. Certains espèrent, en fait que la rencontre soit programmée au stade du 5-Juillet. La lune de miel entre la JSK et ses nombreux supporters ne vient que de commencer. Après un divorce qui n’a duré que quelque temps, La belle histoire d’amour reprend de plus belle entre la JSK et ses nombreux supporters. C’est dire que les liens sont solides entre les deux parties. La force du club phare de la Kabylie réside dans sa base populaire. Une base qui compte porter son équipe haut dans le ciel africain, cette saison. L’harmonie est bien partie pour durer, après le visage séduisant montré par la formation kabyle. Un visage peu attendu, il faut le dire. Ils n’étaient pas nombreux, en effet, ceux qui misaient sur le club avant l’entame de l’Aventure, vu que l’effectif qui a enregistré le départ de son capitaine Meftah, ne s’est renforcé que par quelques joueurs qui ne portent pas de grands noms. “Hannachi sait ce qu’il fait», disaient quelques inconditionnels. Le temps a fini par donner raison à ces derniers. C’est prématuré pour faire un jugement définitif pour cette cuvée composant le club le plus titré de l’Algérie. Une évidence, toutefois : des grands noms ne font pas souvent une grande équipe, et vice-versa. La Coupe du monde de cet été a laissé des leçons en la matière. L’Angleterre est le parfait exemple de cette donne. La JSK suscite un engouement populaire séduisant. La Kabylie, en tout cas, semble reprendre en chœur son refrain, cher en pareilles circonstances. “Aya vava cheikh assegwas a atsnawi” est sur toutes les bouches ces jours-ci, en Kabylie. En somme, la 7e étoile Africaine, la Kabylie y croit énormément cette saison.

M. O. B.