Lakhdaria : Ramadhan, le mois de toutes les envies

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Les bousculades remarquées devant les boucheries de Djeninat et autres vendeurs de volailles de la rue Lakhdari ne s’enregistrent plus au fur et à mesure que s’écoulent les journées de jeûne.

A la veille du mois sacré les prestataires recevaient des clients ou des curieux cherchant à savoir si les viandes congelées d’importation, d’origine indienne, brésilienne et autres étaient disponibles.

Idem pour les autres produits alimentaires prisés durant ce mois de carême par les consommateurs, lesquels une semaine avant la nuit du doute se sont mis à courir après les denrées tels le raisin sec, le “frik” de Setif, les pommes et prunes nécessaires pour la préparation de L’hem lahlou.

Cette année, on fait exception à la règle, qui veut toujours que les ménages dépensent beaucoup plus les dix premiers jours, puis se ressaisissent entre le 11ème et le 20ème jour, et qui recommence à claquer leurs derniers sous au cours de la dernière semaine.

La différence est que les petites bourses de Lakhdaria ont diminué de plus de 50% de leurs achats, du moins la chehoua du Ramadhan n’a pas pris le dessus sur la volonté de garder quelques pécules jusqu’à l’Aïd.

Certains expliquent ces hésitations par le fait qu’on a abandonné le souk à son triste sort.

A titre d’exemple, ils citent le kilo d’agneau congelé qui se vend à 720 dinars ou encore ce veau de lait qu’on expose à 650 dinars le kilo à la place de la viande indienne qu’on a prévu de mettre à la disposition du consommateur entre 420 et 560 DA le kilo. A ce propos, dit un commerçant de Lekouir “je n’ai toujours pas reçu cette marchandise indienne.’’ Aussi l’aliment incontournable du marché pour le S’hour, à savoir le petit lait est cédé à 50 DA/L que ce soit celui mis en sachet ou celui acheté dans les crèmeries.

A Lakhdaria, comme ailleurs, il est extrêmement difficile de garder un billet de 1000 dinars plus d’une journée, une dépense qui équivaut à deux journées SNMG d’un salarié.

A.Cherif

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