Draâ El-Mizan : La revue de l'Association Amgud est sur les étals

Dans son éditorial, Essaid Bouaziz, un membre de ladite association, réaffirme de faire de l’objectivité et de la transparence, une devise de cette revue, pour laquelle il est exigé de tous, d’être attentif à toute critique et suggestion venant des autres (lecteurs) ; à la seule condition qu’elles soient constructives.

Après avoir tenté le numéro 0, l’Association pour la promotion des activités culturelles et loisirs Amgud de Draâ El-Mizan, a finalement édité son premier numéro. Si le numéro d’essai était de moindre qualité celui livré aux lecteurs comme premier numéro est d’une meilleure impression. Dans cette revue Tasghunt b’Amgud, le lecteur peut trouver de nombreux articles écrits par les membres de l’association, par des personnes ayant préféré en faire leurs contributions et par les correspondants de presse locaux. D’emblée, sur la couverture, des titres d’articles accrocheurs y sont reproduits: « l’immigration clandestine : entre le rêve et la mort »,  » la biographie de l’écrivain Haddadi Mohamed Amokrane »,  » Asselah Ahmed, Martyr de l’Art et de la Culture »,  » Draâ El Mizan, La caravane berbère », « Ighil Imoula, R. Halliche chez les siens » et Nasser Belhadj, ex-joueur de la JSK avec une illustration aux côtés de Harb et d’Ali Fergani. Dans son éditorial, Essaid Bouaziz, un membre de ladite association, réaffirme de faire de l’objectivité et de la transparence, une devise de cette revue, pour laquelle il est exigé de tous, d’être attentif à toute critique et suggestion venant des autres (lecteurs) ; à la seule condition qu’elles soient constructives. D’ailleurs, dans sa lettre de remerciements et d’encouragements à ce collectif adressée après le numéro d’essai, Rabah Zamoum, fils du colonel Mohamed Zamoum, dit Si Salah, abonde dans ce sens en proposant à ces jeunes d’y insérer une rubrique dans laquelle il y aurait lieu d’évoquer la monographie des villages sous le titre : « Faisons connaissance avec nos villages ». En plus de la présentation de l’Association Amgud, des articles aussi intéressants les uns que les autres, sont traités dans ce numéro. On retiendra entre autres « la chanson algérienne et le mouvement nationaliste »,  » Draâ El-Mizan, Tamazight : entre hier, aujourd’hui et demain… « , Le couscous est évoqué dans deux papiers: le grand plat de couscous traditionnel et la maison Frikat couscous. A lire dans cette publication, « M’Kira : la résistance de la population au quotidien ». L’environnement n’est pas en reste avec deux contributions d’un ingénieur en écologie sur « les déchets » et « les sachets plastiques ». Une grande partie a été consacrée au chanteur Akli D et à sa caravane culturelle dont il est écrit dans son édito « cet événement s’inscrira durablement, je l’espère, dans le paysage culturel kabyle, comme un temps d’échange et de partage ». Des articles parus au sujet de cette « Caravane berbère » dans les journaux El Watan, Le Soir d’Algérie et la Dépêche de Kabylie » y ont été repris. Il n’est pas à oublier le sport où le papier  » Ighil Imoula: l’international Rafik Halliche, chez les siens » est évoqué dans ce numéro après la victoire éclatante de l’Algérie sur l’Egypte au Soudan. Les nostalgiques du football d’antan auront le

plaisir de lire l’entretien de Nasser Belhadj, ex-joueur de la JSK, dans lequel il juge que le respect des aînés est un gage de réussite pour les jeunes joueurs. On ne peut refermer cette « Tasghunt » sans évoquer ces deux réflexions d’Arezki Tifaoui (écrivain) à savoir  » Maîtres, Valets et Sbires » et  » l’héritage fatal », enrichies d’expressions, de mots forts et de jeu de mots, on peut relever cette phrase.

« Dans le monde archaque, sous développé et arriéré le retour en arrière des générations montantes est une vertu! A quoi sert l’évolution humaine, si on s’attache au mode de vie des ancêtres ou des anciens? », s’interroge l’auteur. Cette autre publication vient enrichir l’info de proximité en dépit de manque de moyens, mais elle a tout de même un bon avenir devant elle quand, on sait que les bonnes volontés existent. Longue vie à ce nouveau-né.

Amar Ouramdane