Ces voyous qui infestent un territoire pourtant figurant sur la carte touristique de Bgayet, font la loi au vu et au su de tout le monde ! Dès les premières heures de la journée, l’alerte à une agression à l’arme blanche est donnée.
Avec son décor de carte postale, le Cap Carbon cache bien une réalité parfois tragique. Des actes récurrents d’agression à arme blanche, de vol et d’autres actes liés au banditisme sont signalés quotidiennement par des citoyens ayant pris un certain jour la destination du Cap. Du côté des services de sécurité une moyenne de cinq plaintes déposées par des citoyens, victimes d’actes d’agression à l’arme blanche par des voyous avant d’être délestés de leurs objets de valeur dans cette zone désormais à haut risque, sont recensées chaque jour.
Zoom sur la face cachée de l’un des sites naturels et touristiques de la wilaya de Bgayet devenu au fil des années et à force d’un “laisser-faire” incompréhensible une zone de non-droit. Se rendre au Cap Carbon, c’est désormais prendre la route du danger. Malgré des allures d’un concentré de sites offrant des vues imprenables, les sous-bois du Cap Carbon abritent des individus prêts à tout, n’hésitant pas à recourir aux gros moyens pour quelques sous. Des bandits qui figureraient dans peu de temps sur le fichier du grand banditisme.
Ces voyous qui infestent un territoire pourtant figurant sur la carte touristique de Bgayet, font la loi au vu et au su de tout le monde ! Dès les premières heures de la journée, l’alerte à une agression à l’arme blanche est donnée.
“Je me suis rendu au Cap Carbon en compagnie de mon épouse et de mes deux enfants dimanche passé question de prendre un peu d’air frais et de me changer les idées. Quelques minutes seulement après avoir garé ma voiture dans le parking attenant à une aire de jeu, un bruit de vitre brisée me fit tourner la tête, la vite arrière de ma propre voiture venait de voler en éclats. C’était l’œuvre de deux individus sortis de je ne sais où. Les deux bandits ont pris tout ce qui se trouvait sur la banquette arrière de ma voiture, dont le téléphone portable de ma femme, nos papiers, une somme d’argent et un cartable contenant des documents administratifs avant de s’évanouir dans la nature. Cela s’est passé vers dix heures», raconte Madjid, qui reste, trois jours plus tard après les faits, sous le choc. Cette énième victime des voyous qui peuplent le Cap Carbon précise qu’une plainte contre “X” a été déposée le jour même sur le bureau de la gendarmerie pour vol. Loin de constituer des faits divers anodins, les actes d’agression à l’arme blanche dont le motif reste principalement le vol, porte un coup dur à la réputation de l’un des sites touristiques le plus prisés de Bgayet. “En ce qui me concerne, je ne remettrai plus les pieds dans cet endroit», tranche Madjid, qui n’est pas prêt, semble-t-il d’oublier sa mésaventure.
Comme lui, des centaines de citoyens partis au Cap Carbon à la recherche de farniente avant de tomber nez-à-nez avec des gangs sans fois ni loi ruminent en continue un cauchemar qui semble les marquer pour toujours. Ils redoutent surtout de revivre les mêmes expériences, à savoir d’être agressés dès qu’ils osent y remettre les pieds. C’est dire que l’insécurité au Cap Carbon et ailleurs, met en péril et risque de compromettre tout effort visant à amorcer une industrie touristique dans la wilaya de Bgayet. Le territoire des bandits soumis à la loi de la jungle ne cesse en outre pas de s’élagir au-delà du Cap Carbon. Ainsi, des groupes de malfaiteurs sévissent sur la baie des Aiguades et d’autres sur la côte Ouest, assombrissant davantage le bilan des actes d’agression suivis de vol. Depuis un certain temps, les services de sécurité enregistrent une légère recrudescence d’actes d’agression à l’arme blanche contre de paisibles citoyens au Cap Carbon et d’autres endroits. Des indicateurs de taille illustrant on ne peut plus clairement le climat d’insécurité dans des endroits censés pourtant constituer le pactole de Bgayet.
Dalil S.
