Maâtkas Nouveau Lycée : Les élèves de 1re et 2e AS en grève

Les élèves de 1re et 2e AS du nouveau lycée de Maâtkas, sont à leur troisième journée de grève. Ces apprenants du secondaire refusent de rejoindre les deux nouvelles salles de classes situées à proximité de leur établissement.

Ces dites salles sont, pour rappel, réhabilitées en un temps très court dans l’optique de permettre aux élèves de travailler dans de bonnes conditions au lieu de tourner à travers les classes du lycée, qui accuse une insuffisance criarde en terme de locaux. On enregistre six divisions pédagogiques tournantes. L’extension réalisée n’est apparemment pas du goût des lycéens. Chose qui les a poussés à entamer un mouvement de débrayage. Il est à préciser que les élèves de terminales n’ont pas adhéré au mouvement et continuent de travailler normalement. Ce bras de fer, s’il perdure, risque de ternir l’image de marque de cet établissement qui, faut-il le rappeler, est classé deuxième au niveau de la wilaya, en terme de résultats au BAC de l’année scolaire précédente. Un lycéen de 2e AS, nous fera remarquer : «Ces deux salles sont à l’extérieur de l’établissement. Notre sécurité n’est pas garantie. Et puis nous ne voulons pas faire les va-et-vient entre ces deux salles et notre lycée». Pour sa part le premier responsable de l’établissement répondra : «Ce que nous avons fait, va tout droit dans l’intérêt des élèves. Les autorités ont fait de leur mieux pour réaménager ces deux salles. Nous avons parlé avec les élèves et nous leur avons expliqué que cela va dans leur intérêt. Hélas certains manipulateurs essayent de les entraîner vers la grève. Les parents doivent à tout prix convaincre leur enfants de rejoindre leur place, qui est à l’école et non ailleurs». De toutes les manières, un terrain d’entente doit être trouvé rapidement pour, non seulement préserver les acquis, mais aussi les améliorer, pourquoi pas ? Pour cela même les parents et surtout les parents doivent se joindre à la famille de l’éducation. L’enjeu est tellement important qu’il faut conjuguer les efforts.

Hocine Taib