Bgayet Circulation automobile : Ça bouchonne à tous les carrefours !

Il est 13h. Le boulevard Krim-Belkacem offre en ce début d’après-midi, l’image d’une imposante fourrière communale où des centaines de voitures sont mises à l’arrêt. Et pour cause, les voitures sont clouées au sol ! Il s’agit tout simplement d’un arrêt momentané de la circulation. Là aussi ça bouchonne. Il faut dire que la fermeture du carrefour des 600 logements en raison des travaux de construction d’une trémie freine considérablement les automobilistes. Présentement le taux d’avancement des travaux de réalisation de la trémie d’Ihedadden est estimé à 40%. Avant la réception de cet important projet, les usagers de cet axe routier doivent prendre leur mal en patience avant de renouer avec la fluidité du trafic.

Des files de voitures se forment sur pratiquement toutes les routes du chef-lieu de wilaya de Bgayet, coinçant les conducteurs dans un véritable goulot d’étranglement. Les minutes s’égrènent et les voitures s’enchaînent sur des centaines de mètres, rendant la circulation automobile à Bgayet ville et sa périphérie par trop difficile. Avec un trafic dense, les conducteurs s’engouffrent parfois dans des labyrinthes qui s’avèrent au final éprouvants.

Tour d’horizon des principaux carrefours de la ville de Bgayet. Rond-point d’Aâmriw, à quelques centaines de mètres du siège de la wilaya. Il est 11h30 ce jeudi matin. Les deux agents de l’ordre postés sur les lieux pour réguler la circulation semblent dépassés par le nombre impressionnant de voitures venant de tous les sens. La scène de voitures tanguant cahincaha au gré des sifflets des deux policiers laisse supposer que les conducteurs s’exercent pour prendre part à une quelconque ‘’opération escargots’’ dans les tous prochains jours. Les automobilistes s’imposent sur les lieux un minimum de vingt minutes avant de s’extraire d’un bouchon monstre.  » Infernal ! C’est le moins que l’on puisse dire. Cette situation dure depuis au moins cinq mois et Dieu seul sait quand les automobilistes verront le bout du tunnel  » s’indigne un automobiliste. Dans un brouhaha indescriptible -mélange de klaxons et de ronronnements de moteurs- quelques conducteurs s’imaginent être des cascadeurs jouant des scènes dans un film d’action, et ce, en esquissant des manœuvres pour le moins dangereuses.

Carrefour du stade, a portée de fusil du rond-point d’Aâmriw. Il est midi pile. Voitures et piétons s’enchevêtrent sur une chaussée crevassée et, par endroit, couverte d’une épaisse couche de boue. La circulation automobile est dense, et le trafic est loin d’être fluide.

Des escouades d’écoliers traversent la chaussée sans prendre aucune précaution, dénotant par là même leur manque de conscience. Des transporteurs travaillant sur des lignes urbaines se livrent à ce qui s’apparente à une “chasse’’ aux passagers au mépris du code de la route. Et, ce faisant, jouent avec la vie et la mort des usagers. Les deux agents de l’ordre en faction là sont réduits à l’impuissance devant cette inextricable situation. “Ils n’y peuvent rien, (les policiers. ) Cela dans la mesure où ils sont, d’un coté appelés à répondre aux multiples sollicitations des transporteurs travaillant sur des lignes suburbaines et de l’autre, à réguler une circulation aussi dense avec, en plus, des automobilistes ne respectant aucune règle  » constate un épicier ayant pignon sur rue.

Pont de l’université à un pâté d’immeubles de la station de fourgons du stade. Il est 12h15, c’est le jour de marché hebdomadaire. La foule des habitués du souk trainant des cornemuses bourrées à ras-bord de fruits et légumes déborde sur la chaussée. Des automobilistes sortent des deux parkings situés à la lisière du Souk dans un désordre indescriptible. Des gardiens “clandestins’’ de parkings s’improvisent, l’espace d’une matinée, agents d’ordre public. A tout cela, viennent s’ajouter des bus de transport universitaire qui déversent dans des va-et-vient ininterrompus des centaines d’étudiants sur les accotements de la chaussée.

Ceux qui empruntent cette route estiment que la fluidité du trafic est depuis un certain temps une question faisant partie du passé.  » Ce sont des milliers d’automobilistes qui empruntent cet axe routier, dont des bus transportant des étudiants, des parents qui viennent chercher leurs enfants à la sortie des classes, ceux qui viennent au marché les habitants des quartiers Tazeboudjt, Dar Djebel, Boukhiama et d’autres automobilistes de passage. Un trafic d’une telle densité génère régulièrement des bouchons  » nous explique un habitant de Tazeboudjt. Carrefour des 300 logements.

Il est 13h. Le boulevard Krim Belkacem offre en ce début d’après-midi, l’image d’une imposante fourrière communale où des centaines de voitures sont mises à l’arrêt. Et pour cause, les voitures sont clouées au sol ! Il s’agit tout simplement d’un arrêt momentané de la circulation.

Là aussi ça bouchonne. Il faut dire que la fermeture du carrefour des 600 logements en raison des travaux de construction d’une trémie freine considérablement les automobilistes. Présentement le taux d’avancement des travaux de réalisation de la trémie d’Ihedadden est estimé à 40%. Avant la réception de cet important projet, les usagers de cet axe routier doivent prendre leur mal en patience avant de renouer avec la fluidité du trafic.

Carrefour des Quatre-chemins, il est 13H30. Les travaux d’aménagement du boulevard de la Soummam avancent à pas de tortue. La circulation sur cet axe routier est dense, mais le trafic n’est pas du tout fluide. Les automobilistes et autres conducteurs de bus ou de camions gros tonnage étalent leur colère en actionnant leurs klaxons, mais sans toutefois pouvoir faire avancer leurs carrosses ne serait-ce que de quelques mètres. La cause ? C’est parce que la circulation est bloquée. Sur les lieux, l’attente est parfois longue, obligeant les automobilistes à se résigner à cette ahurissante situation. A dire vrai, le carrefour des Quatre-chemins est le point de convergence de tous les automobilistes venus des localités de la Soummam, d’Alger, de Tizi, de Sétif, des communes situées sur la côte Est de la wilaya, Jijel et de bien d’autres régions du pays. Force est de constater que la circulation automobile à Bgayet ville constitue depuis maintenant plusieurs mois, un véritable casse-tête, pénalisant de plus en plus les automobilistes.

D’aucuns croient savoir que cette situation est due à l’inexistence d’un plan de circulation à même d’assurer une certaine fluidité du trafic sur les routes de Bgayet. En outre, le parc automobile est en constante augmentation, entraînant par là même la saturation du réseau routier.

Les autorités communales de Bgayet assurent que le nouveau code de la circulation, présentement en étude, entrera en vigueur incessamment. Dans le nouveau code, il est prévu notamment l’installation de feux tricolores au niveau de tous les carrefours de la ville et la modernisation des routes. En attendant l’entrée en vigueur du nouveau code de la circulation, les automobilistes ne savent toujours pas sur quelle route rouler pour ne pas être pris dans un engrenage infernal et, partant, arriver à destination dans des délais raisonnables !

Dalil. S