Renouvellement du conseil d’administrationde la CRMA

Désemparés, de nombreux agriculteurs illettrés des zones rurales dont c’est la première expérience et saisissant mal ou pas du tout le sens de ce regroupement ne cessent de tourner en rond et de demander des explications qu’ils n’arrivent pas à comprendre pour autant. Dès que quelqu’un essaye de leur faire comprendre, c’est dire l’inexistence de communication de cette structure qui a complètement ignoré le travail de proximité et qui active en circuit fermé. Nous avons beau cherché, aucun actionnaire parmi les présents à cette réunion n’est capable de nous fournir le moindre renseignement sur le fonctionnement de la CRMA, sauf que c’est une caisse par laquelle transitent les fonds d’aides à l’agriculture et que c’est l’étape la plus difficile après la subdivision et la chambre de l’agriculture. Un circuit qui s’identifie à un parcours du combattant, qui finit par décourager les plus coriaces pour relancer d’autres projets gérés par ces trois organismes après la première expérience. Un projet qui freine sensiblement les projets d’envergure pour la relance et le développement de l’agriculture. Un circuit que l’Etat doit simplifier pour faciliter la fluidité dans la transition des aides qu’elle octroie aux agriculteurs qui commencent à se désintéresser de ce créneau eu égard aux difficultés que rencontre cette importante frange de la société des zones rurales touchées de plein fouet par le terrorisme islamiste, générateur en plus des crimes, d’importants exodes vers des zones sécurisées ainsi qu’un chômage généralisé. L’espoir suscité par des enveloppes faramineuses octroyées à l’agriculteur est vite dissipé face à une bureaucratie qui fait tourner la tête à d’anciens cadres en retraite reconvertis en agriculteurs auxquels il est difficile de retrouver dans ce labyrinthe dans lequel l’on est plongé pour confectionner un dossier et réunir les pièces nécessaires. Ils sont nombreux à abandonner avant d’atteindre le but.

Omar Soualah