Les fonctionnaires de la commune de Tizi Ouzou ont de nouveau observé hier, une journée de protestation pour dénoncer le retard accusé dans le versement de leurs salaires.
Le siège d’APC a été en effet, paralysé durant toute la journée, à l’appel des trois sections syndicales du siège, de la voirie et du parc roulant.
Les raisons d’une telle action de protestation, sont, selon les représentants des travailleurs rencontrés hier, au niveau du bureau de la coordination syndicale affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens, le non-versement du salaire du mois de décembre aux fonctionnaires exerçant au sein du siège APC et celui de novembre pour ceux de la régie communale “nous considérons qu’il y a eu un flagrant laisser-aller de la part de l’administration. Il se cache derrière de mesures prisent par le ministère des Finances pour justifier un tel retard. Ces mesures ont été transmises en juillet dernier, notre administration ne s’est pas encore adaptée et ce sont les travailleurs qui subissent à chaque fois les conséquences” nous déclare un membre de la section syndicale siège APC. Ces mesures concernent essentiellement une obligation faite aux différentes administrations publiques de passer par le contrôleur financier pour valider toute dépense. Plusieurs services ne sont pas concernés dans cette affaire à commencer par le service du personnel, la comptabilité entre autre.
Il n’est pas normal que depuis six mois, notre administration a été incapable de finaliser les états matrices pour permettre le paiement des fonctionnaires et établir des fiches de paies. Au rythme où vont les chose, nous risquons encore d’attendre encore plusieurs jours” précise un autre représentant syndical. Du côté de l’administration, on soutient tout à fait le contraire.
Pour M. Faroudj, secrétaire général de la commune de Tizi Ouzou, ce débrayage n’est “pas justifié” à partir du moment que les salaires devaient être déposés hier dans l’après-midi, pour signature “les fonctionnaires percevront demain (aujourd’hui, Ndlr) leurs salaires” nous a affirmé hier, le responsable de l’administration au niveau de l’APC de Tizi Ouzou.
Les syndicats : “nous sommes ouverts au dialogue !”
Dans leur déclaration, les syndicalistes disent ne plus croire “il a déjà pris un engagement quant au versement des salaires pour le 20 décembre dernier, puis pour le 22 et à ce jour, on ne voit rien venir, c’est un mépris à l’égard des travailleurs” répond un représentant de la section syndicale siège APC.
A propos de la journée de protestation initiée hier, par les syndicalistes, le secrétaire général déplorera le comportement de “certains syndicalistes” qui ont empêché le service voirie de fonctionner “ils doivent assurer au moins un service minimum, cette action est l’œuvre de certains individus seulement” indique M.Faroudj. Faux ! Répondent les syndicalistes. Il s’agit, selon leurs déclarations, d’une action concertée entre les trois sections syndicales parfaitement justifiée “ils veulent que nous restions inertes face à cette situation, intenable pour les fonctionnaires. Nous sommes dans notre droit de revendiquer. L’administration doit d’abord nous écouter, c’est son devoir” ripostent-ils.
Concernant l’accusation portée contre “certains individus, membres de la section syndicale, les représentants des travailleurs ont déploré les propos de leurs secrétaire général” s’il veut régler des problèmes personnels, il n’a qu’à le faire en dehors de l’APC” déclarent-ils tout en affichant leurs dispositions à tout dialogue avec l’administration.
Les membres des trois sections syndicales impliquées dans le mouvement de protestation devaient se réunir en fin d’après-midi d’hier, pour se pencher sur les suites à donner à leur action.
A.Z
