Longtemps, la région d’Ath Yahia Moussa a été enclavée et parfois coupée du monde. La mise en service du RSS 512 lignes a permis l’apparition de quelques moyens, notamment dans le secteur des télécommunications. Aussi, aujourd’hui, toutes les demandes de branchement au réseau de la téléphonie fixe sont satisfaites au niveau du chef-lieu. Quant à la périphérie, il y a possibilité d’extension car des lignes sont disponibles. Selon une source locale, les zones rurales vont bénéficier d’un WLL (système chinois), c’est-à-à dire, le téléphone fixe sans fil. D’ailleurs, si par le passé pour donner un coup de fil, il fallait se rendre jusqu’à Draâ El Mizan, ou encore jusqu’à Draâ Ben Khedda, les citoyens de cette région accomplissent ce geste au niveau d’un kiosque multi-services ouvert récemment. D’autres personnes commencent à aménager leurs locaux pour ouvrir d’autres. Cependant, la meilleure nouvelle accueillie chaleureusement notamment par les usagers d’Algérie Poste est cette visionneuse, dont a bénéficié la poste. « C’est une très bonne chose. Maintenant, on peut effectuer des retraits sur place. On a trop souffert, des déplacements vers les autres villes », nous a signalé un enseignant accosté devant l’agence. Certes, cette nouvelle acquisition en matière d’outil informatique, est à mettre dans le registre du positif, mais il est attendu qu’elle soit accompagnée d’autre chose. Sachant que cette agence n’est pas un centre payeur, les responsables du secteur doivent tout de même réfléchir au moyen de l’alimenter suffisamment en liquidités. Il faudra rappeler que cette poste souffre énormément du manque d’argent au moment du paiement des pensions de veuves et filles de chahid. D’ailleurs, les autorités ont à maintes fois intervenu pour régler ce problème qui a tant pénalisé cette catégorie de personnes. Enfin, en dépit de l’existence de lignes téléphoniques dans cette localité, il nous a été donné de constater qu’aucun cybercafé n’a été ouvert à Oued Ksari. Et pourtant, ce ne sont pas les internautes qui manquent dans cette région où il n’y a rien pour se défouler. « Ici, les gens ne pensent qu’à l’alimentation générale. Ils n’aiment pas investir dans d’autres créneaux tel que celui-ci », pense un étudiant en informatique. En tout cas, sur le plan de ce genre de désenclavement, Ath Yahia Moussa a enregistré d’énormes progrès.
Amar Ouramdane
