Les rues du village dans le noir

l L’hiver dernier, avec ses caprices, avait laissé des traces qui ne disparaîtront pas de sitôt sur plusieurs espèces végétales ainsi que des bâtisses et des poteaux de lignes téléphoniques électriques. Ainsi, la fréquence des coupures du courant de l’électrique agacent les villageois qui se retrouvent dans le noir au moindre coup de vent. Tellement usés par le temps les fils électriques, même ceux de haute tension qui alimentent plusieurs villages nichés sur la montagne ne supportent guère les caprices de la nature, et nécessitent aujourd’hui, qu’ils soient remplacés et renovés par d’autres plus adéquats à ces zones montagneuses. A l’instar de nombreux villages de la Kabylie profonde, ceux relevant de la commune d’Aghbalou à une soixantaine de km à l’est de Bouira, dont celui d’Ivahlal vivent pleinement ce problème au point où les villageois appréhendent le mauvais temps et surtout l’hiver, a cause du désagrément qu’il engendre. Il n’est pas du tout évident de passer des nuits entières dans le noir surtout s’il existe des solutions… Il faut ajouter à cela l’éclairage public qui fait défaut dans ce patelin. En effet, des quartiers sont depuis plusieurs mois dans le noir total au grand dam des villageois qui sont obligés de s’équiper de torches électriques pour sortir la nuit. Ces derniers signalent aussi des courts-circuits dans certains poteaux du village, surtout lorsqu’il pleut. C’est un réel danger pour les villageois qui exhortent les responsables concernés à intervenir rapidement avant un éventuel accident.

Rayane B.