Des timbres fiscaux, s’il vous plaît !

Pour une convention de crédit, il est exigé d’apposer, sur chaque feuille du document, un timbre fiscal de 20 dinars, soit, pour une convention comportant sept pages, sept timbres, qu’il faut multiplier par trois exemplaires, mais allez trouver des timbres à vingt dinars ! Ils ne sont disponibles ni dans les bureaux de postes ni aux recettes des impôts. Il n’y a pas non plus de timbres à 10 dinars pour les remplacer, en doublant le nombre. C’est l’aventure qui est arrivée à un citoyen de Tizi Ouzou qui, après avoir tourné en rond dans la vilIe des Genêts a fait le déplacement à Alger. Mais à Alger, c’est la même chanson qu’à Tizi : « Pas disponible, macache, oulache ! », ni dans les bureaux de poste ni dans les recettes des impôts. Il en trouvera finalement, mais des timbres à… 15 dinars, la plus petite valeur disponible, lui dira-t-on. Comme il doit finaliser son projet, il a été obligé de prendre, payant ainsi au double l’impôt dont il est redevable. Epuisement des stocks ou alors façon d’augmenter les redevances ? Le citoyen ne sait plus à quel saint se vouer ! Certains soutiennent que les timbres manquant dans les bureaux sont revendus à des prix pIus élevés, sans que l’on sache comment ces personnes se les ont procurés. La psychose de la pénurie est telle que certains personnes, qui pensent avoir besoin de timbres fiscaux, pour le renouvellement d’une carte d’identité par exemple, commencent à battre le pavé, à la recherche du petit objet… Le citoyen, lui, voudrait bien conna¦tre les raisons de cette pénurie de timbres et surtout les moyens que l’administration compte mettre en œuvre pour y mettre fin ! L’administration se plaint souvent que les gens soient réticents à payer leurs impôts, mais apparemment, c’est plutôt à l’inverse que l’on assiste !

S. Aït Larba