Les faits remontent à la semaine dernière, lorsqu’un jeune se présenta a l’APC pour réclamer des autorités de l’indemniser pour son chien, tué accidentellement au niveau de la cité du Colonel Amar Ouamrane avoir avalé des appâts empoisonnés, déposés dans le cadre de l’abattage des chiens errants
Ce jeune aurait agressé le maire dans ses fonctions, quand ce dernier lui avait répondu qu’il faudrait attendre qu’une enquête soit ouverte à cet effet. Durant ce début de semaine, de nombreuses personnes se sont rapprochées du maire afin de retirer sa plainte. Devant cette situation, le P/APC a invité la société civile, les fonctionnaires de la mairie et les élus afin de tenir un débat à ce sujet. C’est avant-hier que cela a été concrétisé au sein de la salle de réunions de l’APC. « C’est inadmissible que ma personne et mon statut soient visés au sein même du siège de la municipalité que je dirige. N’était-ce l’intervention de deux personnes présentes sur les lieux, je ne serais pas ici aujourd’hui », regrette le maire. Et d’ajouter: » nous sommes à votre écoute, nous faisons des sacrifices mais nous n’accepterons pas d’être victimes d’une violence érigée en mode de revendication. Vous nous avez fait confiance et nous nous sommes engagés à travailler avec vous ». Et de souligner, » c’est un droit de déposer plainte contre n’importe quelle personne qui vient attenter à votre personne et de surcroît vous menacer de mort. Et je l’ai fait ». Et de préciser, » si je vous ai réunis dans cette salle, c’est pour vous raconter les faits tels qu’ils se sont déroulés. Et c’est pour répondre à ceux qui nous disent d’appeler les policiers pour sécuriser les lieux, que cela ne rentre pas dans notre idéologie car nous sommes des autorités civiles. Et vous dire que nous ne sommes pas ici pour mettre nos concitoyens en prison, mais c’est pour développer notre commune ». Avant de surseoir à cette plainte déposée, le jeune a reconnu sa faute et a demandé des excuses publiques au maire. Geste très apprécié par l’assistance. Le P/APC a, alors, décidé de retirer cette plainte. « Il ne faut pas que la violence domine. Laissez-nous travailler dans la paix et dans la sérénité », a-t-il conclu.
Amar Ouramdane

