Tizi-Ouzou Au 4ème jour du débrayage – La grève du SNAPAP paralyse les communes

Le syndicat national autonome des personnels de l’administration publique vient de réussir une prouesse éclatante. En effet, les communes du sud de la wilaya de Tizi-Ouzou sont toutes paralysées. Plus rien ne fonctionne !

De Ouadhias à Tirmitine en survolant Tizi Ntléta, Mechtras, Boghni, Ain Zaouïa, Draâ El Mizan, Mekira, Souk El Tenine et Maâtkas, le son de cloche est identique : Les communaux sont en grève. Il est à signaler que le service minimum est assuré. Le ramassage scolaire, la collecte des ordures ménagères et les travailleurs des cantines scolaires, ont continué à travailler pour éviter tout pourrissement. «Je partage les revendications de mes collègues et je suis acquis à 100% à ce mouvement, mais par contre, il ne faut pas pénaliser les écoliers et les citoyens. A l’approche des examens, les écoliers doivent pouvoir se rendre dans leurs établissements respectifs», a indiqué un chauffeur de transport scolaire, à Souk El Tenine. A Maâtkas, où l’état civil est carrément bloqué le service minimum est garanti. Un employé dans ce service notera : «On ne peut pas refuser une urgence mais il faut que le citoyen nous en donne la preuve. Celui qui vient de loin ou qui doit quitter le territoire national le lendemain, peut se faire délivrer le papier administratif qu’il souhaite, en présentant son billet d’avion comme preuve». Quant au commun des mortels qui souhaiteraient se faire établir tout papier administratif, ils doivent prendre leur mal en patience et attendre la fin du mouvement de grogne auquel a appelé le SNAPAP. Rappelons que les principales revendications des travailleurs de l’administration publique sont d’ordre socioprofessionnels. L’élaboration de leur statut particulier, le régime indemnitaire avec effet rétroactif, l’abrogation de l’article 87 bis, la titularisation des vacataires et des contractuels et la participation à l’élaboration du code de travail. De toutes les manières, les mairies des communes du sud de la capitale du Djurdjura sont paralysées, au troisième jour de la grève. Ce débrayage prendra fin aujourd’hui, avec en prime, l’organisation d’un rassemblement devant le palais du gouvernement, a indiqué M. Ali Yahia, le porte-parole du conseil national du secteur des communes.

Hocine Taib