Sit-in des architectes devant l’OPGI

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Les architectes ont tenu hier, un sit-in devant l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) de la wilaya de Tizi-Ouzou.

En effet, tôt le matin, des dizaines d’architectes, se sont rassemblés devant ledit établissement, banderoles et pancartes à l’appui, sur les quelles on pouvait lire, notamment, « Oui au respect de la profession », « Non aux études sans contrats « ,  » Ne touchez pas à nos soumissions « … Ceci afin de dénoncer les pratiques « honteuses et nuisibles de l’administration qui ne lui font pas honneur « . Pour eux, la relation des architectes avec l’OPGI était déjà  » délétère ».

La goutte qui a fait déborder le vase, selon les protestataires, est la décision de l’administration de l’OPGI de réduire les honoraires de travail des lauréats aux soumissions. Ces dernières passent de  » 100 mille à 60 mille DA par mois, alors que c’est contraire à la réglementation  » dira un architecte présent sur place. « On ne marchande pas avec les soumissions », dira un représentant de l’ordre des architectes. Ceux-ci dénoncent en outre les conditions dans lesquelles ils sont amenés à exercer la profession d’architecture. Mais aussi le non respect de la réglementation en vigueur, et ce par tous les maîtres d’ouvrage publics. Ils soulèvent aussi le problème du nouveau cahier des charges. Ce dernier s’inscrit, d’après eux  » aux antipodes du programme du nouveau bureau d’étude et des mesures prises en faveur des jeunes architectes. Car selon les protestataires, les critères de sélection de l’œuvre architecturale ne favorisent  » pas la qualité mais les moyens matériels . C’est ainsi que les jeunes architectes se retrouvent pénalisés et excluent, notamment pour les passations de contrats et marchés. Par manque  » de moyens ou de personnel requis « . Aussi, ils ont tenu à affirmer le non respect de l’architecte et du métier lui-même. Ils dénoncent aussi certaines pratiques des maîtres d’ouvrage, qui  » usent et abusent de pratiques à même de pénaliser les architectes dans l’exercice de leur travail « . La présidente de l’ordre des architectes de la wilaya de Tizi-Ouzou, parle d’un chantage et de pression « les maîtres d’ouvrage vont même jusqu’à menacer les architectes de leur retirer les contrats et marchés si ces derniers n’acceptent pas les prix proposés ».

T. Ch.

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