Une rentrée entre espoir et désillusion

Malgré les difficultés de l’année passée, principalement le transport des enseignants et le manque de logistique ainsi que le personnel d’entretien, cette rentrée scolaire se présente sous de bons auspices, surtout que les parents d’élèves ont renouvelé le bureau de leur association pour prêter main-forte au directeur de l’école primaire Omar Lagha des villages Taourirt Tausaout. Malgré les démarches qu’il a effectuées pour résoudre les problèmes de l’école et la disponibilité des responsables locaux dans les limites des moyens, selon M. Hiami, il est difficile d’assurer les encouragements nécessaires aux élèves et maîtres méritants. La phase de préparation des dossiers de la prime de 2000 DA du président de la République étant achevée et attend son exécution par les services de la daïra, le directeur s’attelle à remettre en marche la cantine scolaire. Dans la commune de Boudjelil, un travail titanesque a été fait pour permettre l’activité in-interrompue des cantines scolaires, ce qui a permis d’avoir des enfants sains et d’éloigner le spectre des épidémies. En améliorant l’ordinaire en cette époque de disette, déchargeant par là même les parents démunis, les élèves sont visiblement bien portants et les résultats ne cessent de s’améliorer. Ceci pour les plus petits, mais pour leurs aînés du CEM et lycée, le crucial problème du transport demeure une épine qui freine leur ardeur aux études. D’ores et déjà, ce problème se pose avec acuité aux autorités locales et régionales. La population attend un geste fort des responsables pour un règlement définitif de la question et pour contribuer ainsi à réconcilier les élèves les plus rétifs avec les bancs de l’école. L’autre difficulté est l’achat de livres, cette année, dont le prix semble très élevé pour les petites bourses. Les aides de 2000 DA par élève sont insuffisantes pour couvrir les frais pour des parents aux des revenus modestes. Les années précédentes, l’école louait ses livres pour des sommes raisonnables, ce qui permettait à chacun d’envoyer ses enfants à l’école de la République.

Y. Arab