Le village Bonnor compte plus de 1000 âmes qui vivent marginalisées par les autorités locales. Cette agglomération, située à peine à 2 kilomètres du siège de l’APC et de la daïra d’El-Kseur, n’a bénéficié d’aucun avantage de la part de la commune. Même l’éléctricité a été ramenée par les villageois pour la somme de 113 millions de centimes, ainsi que l’eau potable et la réalisation du réseau d’assainissement. Actuellement, ce village avec ses bâtisses des plus modernes, construites à coup de millions de dinars, souffrent du manque criant des commodités : ni téléphone, ni gaz de ville, ni école, ni centre de soins. Malgré cela, les citoyens ne demandent que deux choses, réalisables même avec les fonds propres de la commune. Il s’agit du revêtement de la piste desservant le village et le reliant à El-Kseur d’une longueur maximale de 900 mètres et l’installation de lampadaires d’éclairage public puisque le réseau est doté d’un cinquième fil, conçu pour l’éclairage public. L’obscurité favorise les cambriolages et même le transit des groupes terroristes vers El-Kseur. A signaler que durant l’hiver, la piste de terre glaise, donc argileuse, est très glissante et devient impraticable et pour les véhicules et pour les piétons ; même les tracteurs agricoles n’osent pas s’y aventurer. Aussi, c’est une vraie misère pour les écoliers qui doivent faire le va-et-vient quatre fois par jour à pied jusqu’à Berchiche pour y étudier, car il est à signaler que Bonnor n’est desservi par aucun moyen de transport même privé, alors que le ramassage scolaire demeure un rêve. Comme un malheur ne vient jamais seul, même les écoles fréquentées par les innocents, situées en zone citadine, ne sont pas dotées de cantines scolaires. Le statut de citoyens algériens n’est reconnu aux habitants de Bonnor que lors des élections. Passé ce cap, c’est l’oubli et le mépris des autorités.
R. B.
