Tout pour confirmer les résultats précédents

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Moins d’un mois nous sépare de l’examen du Bac et deux semaines de celui du BEM. A Tizi-Gheniff, comme partout ailleurs, c’est déjà la fièvre parmi les élèves et leurs familles.

Etant parmi les premières en termes de résultats, cette région veut encore confirmer cette suprématie. Ainsi, après l’arrêt des cours jeudi 12 mai, l’heure est aux révisions. “Nous avons terminé le programme avec bien sûr des heures supplémentaires et des cours de soutien», nous dira ce professeur de physique dans un collège de la ville. Du côté des professeurs de lycées, c’est aussi la satisfaction. “D’après les échos que nous avons reçus et entendus, nous n’avons rien à craindre. Car, nous avons dispensé à nos élèves tout le programme contrairement à certaines wilayas où le taux d’avancement est faible. Il y a des lycées qui ont accusé un retard de sept semaines. C’est aujourd’hui dimanche que le seuil El âtaba arrêté par le ministère de l’éducation nationale est affiché aux candidats. Et nous espérons encore obtenir un très bon résultat cette année», tel est l’avis que nous avons pu avoir auprès d’un PES. Du côté des élèves, les révisions se font par groupes ou encore chez des professeurs donnant des cours payants. “Nous avons déjà notre groupe. Le plan de révisions est tracé. Chaque jour, nous nous rencontrons dans un garage chez un ami et nous travaillons ensemble. C’est la meilleure façon de réviser», nous a dit cet élève de terminales sciences. Tandis que d’autres préfèrent aller prendre des révisions chez des professeurs exerçant à leur propre compte. “Vous savez, il y a des professeurs chevronnés et ils ont ce flaire de miser sur certains sujets. Même si nous payons, nous sommes sûrs de bien réviser. Ces professeurs nous montrent surtout certaines astuces en mathématiques et en physique“, a ajouté un autre élève. Certes, les candidats commencent déjà à sentir le poids du stress, mais certains d’entre eux savent comment dépasser ce genre de situation. “Il faut combattre le stress. Parfois, après une journée de révisions, on prévoit un match de foot au stade ou encore des parties de jeux d’échecs», nous a balancé un autre candidat. Si aujourd’hui les candidats passent à la vitesse supérieure dans leurs révisions, ce n’est parce qu’ils ont peur de l’échec, mais c’est surtout parce qu’ils veulent décrocher le Bac avec une bonne moyenne. “Je n’ai pas peur, mais je veux une très bonne moyenne. Sinon, je ne trouverai aucune filière intéressante. Mon frère l’avait eu avec un douze sur vingt, mais finalement on ne lui a donné aucun choix intéressant. C’est ce qui me hante», tel est l’avis de Mourad, élève en 3°AS Sciences de la nature et de la vie, au lycée Ouarzedine Achour.

Les parents, eux aussi, sont de la partie. Ils réfléchissent presque de la même manière que leur progéniture. “Ce n’est plus comme avant. Si votre enfant n’a pas plus de quatorze de moyenne, il ne faut espérer le voir décrocher une place en médecine ou en pharmacie», nous a répondu un parent.

A Tizi-Gheniff, les très bons résultats obtenus ces derniers temps notamment au lycée Ouarzedine Achour, classé souvent parmi les premiers lycées d’Algérie, placent la barre très haute.

Amar Ouramdane

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